Au fil des semaines...

Le samedi 17 décembre 2005

Interprétation du régime pédagogique...

Nous avons appris cette semaine, sans grand étonnement, que l'une des plus "grosses" commissions scolaires du Québec suggère aux directions de ses établissements de ne pas tenir compte du régime pédagogique qui sera en vigueur à partir de septembre 2006.

Si l'ajout d'une heure et demie de temps de classe pour des matières enseignées par des spécialistes n'est pas remis en question, on propose néanmoins aux écoles du territoire concerné de combler des lacunes rencontrées dans diverses matières sans nécessairement privilégier l'éducation physique et à la santé qui bénéficie pourtant d'un temps d'enseignement hebdomadaire reconnu de deux heures.

Or, c'est justement sur ce temps "indicatif, et non prescriptif", alloué par le ministère de l'Éducation qu'on interprète le régime pédagogique. Dans l'esprit des administrateurs de cette commission scolaire, nul n'a l'obligation de se conformer au régime pédagogique parce qu'un temps indicatif n'est qu'une suggestion et non une obligation en soi, ce qui, dans les faits, est effectivement vrai. À l'heure actuelle, les seules matières pour lesquelles du temps "prescriptif" a été alloué se retrouvent au secteur secondaire, en formation professionnelle.

Nous savons pourtant, pour en avoir discuté en personne avec le ministre Fournier, en octobre dernier, que son intention était bien de garantir un minimum de deux heures d'ÉPS à tous les jeunes du primaire. Il aura malheureusement laissé paraître une brèche dans le régime dont certains voudront profiter sans tarder. Et lorsqu'on accorde un privilège à un conseil d'établissement, il est difficile de le lui retirer l'année suivante...

Il est donc crucial pour le ministère d'agir immédiatement avant que des interventions comme celle dont il est question ne se propagent un peu partout, dans d'autres régions du Québec. On risquerait alors de se retrouver avec une mesure, initialement d'envergure provinciale, qui ne produirait que des effets partiels, ici et là, auprès de clientèles ciblées par les conseils d'établissement.

C'est donc pour défendre cette mesure, s'il en est encore temps, que nous serons au cabinet du ministre dès le retour du congé des fêtes. D'ici là, vous nous rendriez un énorme service en nous signalant toute entorse au régime pédagogique dont vous seriez témoins dans les différentes régions du Québec afin que nous puissions en faire part à notre tour aux autorités compétentes.

Comme le sujet est assez délicat, nous vous assurons bien entendu de notre discrétion...

Le dimanche 16 octobre 2005

Le ministre aura les écoles à l'oeil

Nous avons rencontré le 14 octobre dernier le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, M. Jean-Marc Fournier, à son cabinet de Montréal. Si plusieurs points de discussion étaient au programme, c'est d'abord pour nous rassurer quant à l'application du régime pédagogique — qui prévoit un temps "indicatif" de deux heures d'éducation physique et à la santé par semaine, au primaire, à compter de septembre prochain — que nous tenions à le rencontrer.

D'entrée de jeu, le ministre a admis que le fait d'allouer un temps "indicatif" à une matière donnée dans le régime pédagogique n'engage pas automatiquement tous les établissements scolaires à s'y conformer. Au moment de procéder à cette annonce, M. Fournier affirme avoir cru que celle-ci garantissait alors un minimum de deux heures d'éducation physique partout, ce qui n'est pas nécessairement le cas.

Cependant, comme son intention est bien de fixer un plancher de deux heures d'ÉPS aux écoles primaires, il compte se montrer particulièrement exigeant au cours des prochains mois à l'égard des conseils d'établissement qui devront approuver la grille-matières pour l'année scolaire 2006-2007 et qui pourraient être tentés de diriger ce temps de classe supplémentaire vers d'autres matières.

La Loi sur l'instruction publique donne raison au ministre Fournier. Comme nous l'affirmions déjà en ces pages le 5 mars dernier, un conseil d'établissement qui refuserait de garantir un minimum de deux heures d'ÉPS aux élèves de son école devrait normalement "documenter sa décision" en démontrant que ceux-ci reçoivent bien tous les contenus obligatoires présents dans le programme disciplinaire.

Malgré tout, rien n'est tout à fait gagné pour les éducatrices et éducateurs physiques qui devront continuer de se montrer vigilants. "On joue du coude", nous dit-on, dans certaines régions du Québec. L'ajout de temps de classe supplémentaire n'a rien à voir avec cette volonté de répondre à une quelconque "couleur" que désirent se donner les établissements scolaires par l'entremise, par exemple, de leur projet éducatif. Il s'agit bien d'un droit de l'élève de recevoir la formation de base qui lui est reconnue dans un texte de loi, peu importe l'interprétation qu'on voudra bien en faire.

Le mercredi 12 octobre 2005

Communiqué de presse

LE COMITÉ D’ACTION ÉPS RENCONTRERA
LE MINISTRE FOURNIER CE VENDREDI À MONTRÉAL

Si la majorité des intervenants ont accueilli avec satisfaction l’ajout, au primaire, d’une heure d’éducation physique et à la santé par semaine au régime pédagogique pour septembre 2006, il n’en demeure pas moins que rien ne garantit, pour le moment, que cette mesure sera effectivement appliquée dans toutes les écoles. Dans certains établissements et commissions scolaires, on prétend en effet que le nombre de gymnases est insuffisant, dans d’autres que chaque milieu peut décider d’ajouter du temps d’enseignement là où bon lui semble, etc.

C’est pourquoi le Comité d’action ÉPS a demandé et obtenu une rencontre avec le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, M. Jean-Marc Fournier, pour ce vendredi 14 octobre 2005 à 11h00 à son cabinet de Montréal. Par la même occasion, divers sujets touchant la promotion de la santé auprès des jeunes en milieu scolaire seront abordés afin, entre autres, de connaître les intentions du ministre à court terme.

Ordre du jour soumis au ministre Fournier

1. Dépôt de notre Plan d’action et suivi du dossier

2. Régime pédagogique

Interprétation par les établissements et commissions scolaires du temps « indicatif » de deux heures par semaine alloué à l’éducation physique et à la santé à partir de 2006;
problématique soulevée par cette mesure au préscolaire où l’on maintient le statu quo (moyenne de 30 minutes d’éducation physique par semaine);
intentions du ministre quant au temps accordé à l’éducation physique et à la santé dans les écoles secondaires;
formation et soutien pédagogique des éducateurs physiques et à la santé.

3. Politique santé dans les écoles

Politique alimentaire;
concessions alimentaires;
temps alloué aux repas, aux périodes de récréation;
environnement sans fumée.

4. Promotion du loisir actif à l’école

Disponibilité des infrastructures;
gratuité des activités complémentaires à la formation initiale pour tous;
transport actif.

Yves POTVIN
Porte-parole du Comité d'action ÉPS

Le vendredi 30 septembre 2005

Problèmes de poids chez les jeunes

PASSER DE LA PAROLE AUX ACTES
SERAIT DÉJÀ UNE BONNE SOLUTION!

Un rapport publié par une équipe de travail formée au lendemain du Forum des générations nous apprend que nous plongeons tête première dans une véritable « crise de santé publique ». À l’instar des États-Unis, le Québec a lui aussi le ventre gros. Parfois les jeunes mangent mal, aiment le sucre et, souvent, ne sont pas suffisamment actifs physiquement. Ils s’exposent de ce fait à diverses maladies chroniques et problèmes d’ordre psychologique qui auront inévitablement un impact sur les finances publiques.

Mais en consultant le rapport, on en vient à se poser la question qui suit. Se pourrait-il en effet que rien de tout ce que l’on apprend aujourd’hui n’ait pas déjà été révélé auparavant?

En fait, le véritable problème de société auquel nous assistons est peut-être tout simplement une suite logique à notre propre complaisance au fil des années. À force de lire et d’entendre des propos tous aussi alarmants les uns que les autres à ce sujet, on finit presque, en effet, par accepter la situation comme étant une incontournable « évolution » de notre société, une sorte de fatalité qui redéfinira les standards en matière de santé pour les générations à venir.

Tous observent pourtant, depuis des années, que les jeunes sont en moins bonne condition physique qu’autrefois, qu’ils adhèrent à des formes de loisir actif avec moins d’entrain, qu’ils sont parfois moins séduits par le goût de l’effort physique que celui d’un « Big Mac », etc. Les avis scientifiques et exemples fort éloquents se sont multipliés — particulièrement au cours des cinq dernières années — mais on en est toujours à « étudier » la situation, à « consulter » les partenaires et à travailler sur des « pistes de solutions ».

Si bien des parents se sont désengagés de leur responsabilité de transmettre de saines habitudes de vie à leurs enfants, pour toutes sortes de raisons, il faut admettre qu’ils ont fort peu été épaulés dans cette tâche par l’école québécoise ces dernières années. L’avènement de la réforme de l’éducation, qui devait théoriquement répondre aux besoins réels de formation du futur citoyen, a eu pour conséquence directe de diminuer sensiblement le temps accordé à l’enseignement de l’éducation physique et à la santé dans les établissements scolaires.

On cherche bien maintenant à corriger le tir en annonçant l’ajout d’une heure d’éducation physique par semaine à partir de l’an prochain dans les écoles primaires mais l’application de cette mesure — ou l’interprétation que l’on voudra bien en faire — dans toutes les commissions scolaires reste à voir. Déjà, les deux heures hebdomadaires de temps « indicatif » proposées par le ministère de l’Éducation laissent entrevoir de nombreuses interprétations assorties aux croyances et préférences de chaque milieu. On sait aussi que les jeunes de la maternelle et du secondaire, eux, n’auront droit à aucune bonification, un non-sens. La solution à privilégier, s’il en est une, consiste non pas à investir au compte-goutte dans la santé des jeunes mais bien de s’attaquer de front au problème dans une perspective globale.

L’école remplit-elle son mandat d’éduquer à la santé? Il est évident que non, surtout si l’on considère le temps ridicule accordé à l’éducation physique dans nos écoles comparativement à ce qui se fait ailleurs dans le monde. Les poutines et boissons gazeuses ont-elles leur place dans une maison d’enseignement supposée promouvoir une alimentation équilibrée? Serait-il insensé d’imaginer un environnement sans fumée pour tous les étudiants? Peut-on vraiment souhaiter voir les jeunes adhérer sur une base régulière à la pratique d’activités physiques de loisir lorsque plusieurs gymnases ne sont pas accessibles gratuitement ou à peu de frais après les classes? Chaque école ne devrait-elle pas avoir l’obligation formelle d’élaborer un plan de réussite éducative orienté vers la santé de ses élèves?

Les questions ne manquent pas mais les réponses, elles, tardent à se concrétiser. Il existe bien des pistes de solutions afin d’orienter résolument nos actions vers la santé des jeunes. Et toutes nous conduisent vers la même constatation : il est plus que temps de passer de la parole aux actes.

Yves POTVIN
Porte-parole du Comité d'action ÉPS

Le lundi 19 septembre 2005

En réaction à deux articles du Devoir

POUR L'ÉDUCATION PHYSIQUE...
ET POUR L'ENSEIGNEMENT DES RELIGIONS À L'ÉCOLE

Comme il en a fallu du temps pour faire comprendre à toute une population que l’éducation physique et à la santé est fondamentale dans la formation des jeunes. Des années passées à informer un public pour qui ce cours ne représentait bien souvent qu’une simple occasion de faire bouger les jeunes ou de leur enseigner les techniques du sport. Que de temps investi à promouvoir une école adaptée aux besoins réels de l’élève de développer harmonieusement ses composantes intellectuelle, sociale, affective et physique. Tout était pour nous une question d’équilibre, dans le plus grand respect des intervenants scolaires en place.

Nous y sommes presque arrivés. On sent bien, de plus en plus, un courant favorable à l’éducation physique dans la population et même auprès de la gent politique. Éduquer un enfant ou un adolescent à vivre en société implique indubitablement de sa part une prise de conscience des effets de ses habitudes de vie sur sa santé, son bien-être, sa gestion du stress, son estime de soi, etc.

Mais sous la plume de Denise Bombardier, Le Devoir nous apprend, dans son édition du 17 septembre, que « compte tenu de la piètre condition physique des élèves québécois de plus en plus sujets à l’obésité, les professeurs d'éducation physique ne trouvent rien de mieux comme solution que d'abolir les périodes d'éducation morale et religieuse à l'école pour les remplacer par des périodes de gymnastique. »

Cette chronique faisait suite à un autre article publié deux jours plus tôt dans lequel un éducateur physique proposait en effet cette alternative afin de contrer l’obésité et l’embonpoint chez les jeunes.

Comme façon de se tirer dans le pied, avouons qu’il serait difficile de trouver mieux! Partout, toujours, nous avons soutenu auprès des parents, des ordres professionnels, des municipalités et des médias québécois qu’il était tout à fait hors de question de tenir un débat autour de la pertinence de conserver ou non certaines matières pour concéder plus d’espace à l’éducation physique dans la grille horaire. C’est là une façon de procéder qui ne fait qu’entretenir, voire renforcer, les prises de position rigides, la confrontation et la crainte pour certains de perdre des « droits acquis ».

S’en prendre ainsi à l’enseignement religieux, ou à quelque autre matière, ne nous apparaît pas opportun dans le contexte actuel. Il est vrai que la société québécoise est en perpétuelle mutation. Il est vrai aussi que les pratiques religieuses des Québécoises et des Québécois s’expriment maintenant plus aisément à l’extérieur des églises, ce qui n’est pas nécessairement le cas dans le Canada anglais. Il n’en demeure pas moins que le citoyen en devenir a toujours besoin de références à partir desquelles il se forgera un système de valeurs. Si l’enseignement de LA religion semble mal s’adapter au quotidien de nos écoles, de plus en plus engagées vers le pluriculturalisme, l’enseignement DES religions permettrait néanmoins aux jeunes de mieux comprendre le monde, l’humain, ses croyances et ses conflits. Il permettrait aussi à notre jeunesse de définir sa propre spiritualité.

Devrions-nous abolir les cours d’enseignement religieux? Bien sûr que non, mais il est par contre impératif de les actualiser afin qu’ils produisent réellement les effets escomptés.

L’esprit même de la réforme scolaire que nous vivons présentement invite d’ailleurs l’élève, par ses expériences et ses apprentissages, à construire sa propre vision du monde, ce à quoi contribuerait positivement un « enseignement moral et des religions » fidèle à la réalité québécoise. Et comme l’éducation physique et à la santé ne cesse de promouvoir le respect, la tolérance, le travail en équipe et le dépassement de soi, il ne fait aucun doute à notre esprit que ces deux matières auraient tout à gagner en optant pour la synergie plutôt que l’opposition.

Pour toutes ces raisons, le Comité d’action ÉPS tient à affirmer publiquement qu’il ne souscrit à aucune argumentation visant à retirer de l’horaire l’enseignement moral et religieux des écoles du Québec, qu’elle soit émise par un regroupement officiel ou sur une base personnelle.

À ce jour, 49 villes et municipalités du Québec, et de nombreux organismes des secteurs de la santé et de l’éducation, ont appuyé les démarches du Comité d’action ÉPS visant entre autres à garantir un minimum décent d’éducation physique et à la santé pour tous les jeunes du Québec.

Yves POTVIN
Porte-parole du Comité d'action ÉPS

Le jeudi 7 juillet 2005

Entrevue repoussée à demain

L'entrevue que nous devions accorder ce matin à la station radiophonique 98,5 FM, en réaction à la récente étude portant sur l'obésité des Canadiens, a été repoussée à demain en raison des attentats perpétrés à Londres qui ont monopolisé inévitablement toute la presse mondiale.

Il est possible d'écouter l'émission en question, en direct sur le Web, en accédant au site de la station. Nous devrions entrer en ondes vers 7h20 (heure du Québec) demain matin.

Le mercredi 6 juillet 2005

Toujours plus gros...

Une "Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC)" rendue publique aujourd'hui par Statistique Canada démontre que le taux d'obésité chez les Canadiens est passé de 13 à 23% au cours des 25 dernières années.

Pour la même période, l'étude révèle également que le taux d'obésité chez les enfants a plus que doublé, passant de 3 à 9%. Chez les adolescents, on parle même d'une hausse de 3 à 9% d'obésité.

Demain, jeudi, le Comité d'action ÉPS réagira à cette (autre) étude vers les 7h20 sur les ondes de la station de radio montréalaise 98,5 FM, dans le cadre de l'émission "Puisqu'il faut se lever".

Le lundi 30 mai 2005

À la radio en Outaouais

En réaction à la publication de la Fiche nationale de rendement sur l'activité physique des jeunes et des adolescents rendue publique la semaine dernière, nous sommes intervenus sur les ondes de la station de radio CJRC 1150 Outaouais cet après-midi en insistant, entre autres, pour que tous les jeunes du Québec puissent bénéficier d'une augmentation substantielle du temps accordé à l'éducation physique et à la santé à l'école.

Le dimanche 29 mai 2005

Communiqué de presse

Fiche nationale de rendement sur l’activité physique des enfants et des adolescents

LE CANADA OBTIENT UN « D »;
LE QUÉBEC SANS DOUTE AUSSI
...

Laval, le 29 mai 2005 — Jeunes en Forme Canada vient de rendre publique sa première Fiche nationale de rendement sur l’activité physique des enfants et des adolescents qui porte un jugement sur les occasions mises de l’avant pour encourager les jeunes à pratiquer régulièrement des activités physiques à la maison, à l’école et dans leurs loisirs. Pour ce tout premier bulletin de notes national, on apprenait sans surprise que le Canada obtient un « D ».

Le Comité d’action ÉPS désire rappeler que le Québec ne fait guère mieux à ce chapitre malgré quelques efforts tout récents entrepris en ce sens. On sait en effet que le régime pédagogique qui sera officiellement en vigueur à partir de septembre 2006 — au primaire seulement — prévoit un temps d’enseignement minimum de l’éducation physique et à la santé de 120 minutes par semaine. Or, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MÉLS) n’a prévu aucune augmentation de la sorte en ce qui concerne les secteurs préscolaire et secondaire. On doit donc malheureusement supposer qu’une quelconque hausse accordée à l’éducation physique pour ces secteurs devra attendre encore quelques années avant de voir le jour, un non-sens si l’on considère le bilan de santé actuel des jeunes Québécois.

Le Comité d’action ÉPS souligne également que le MÉLS n’a pris en considération qu’une partie des recommandations du Plan d’action ÉPS qu’il avait soumis au précédent ministre de l'éducation en janvier 2004 et qui s’attaquait justement aux différentes problématiques soulevées par la Fiche nationale de rendement sur l’activité physique des enfants et des adolescents produite par Jeunes en forme Canada.

À ce jour, 49 villes et municipalités du Québec, et de nombreux organismes des secteurs de la santé et de l’éducation, ont appuyé les démarches du Comité d’action ÉPS visant entre autres à garantir un minimum décent d’éducation physique et à la santé pour tous les jeunes du Québec. On peut obtenir la liste de nos partenaires dans notre section appuis.

Source :
Yves Potvin
Porte-parole du Comité d’action ÉPS

Le samedi 5 mars 2005

Des précisions à propos du Régime pédagogique

Plusieurs rumeurs circulent au sujet du projet de Régime pédagogique déposé le 9 février dernier. Outre le fameux "manque de gymnases" que certains tentent d'utiliser pour justifier un quelconque refus de leur part d'allouer une deuxième heure d'ÉPS dans les écoles primaires en septembre 2006, on laisse entendre maintenant que ce sont uniquement les conseils d'établissement qui décideront d'ajouter ou non cette petite heure supplémentaire à l'horaire des établissements scolaires du Québec.

Vérification faite auprès du ministère de l'Éducation, le projet de régime pédagogique actuel reconnaît officiellement que le programme d'éducation physique et à la santé se base au primaire sur un temps d'enseignement de deux heures par semaine. Cela se confirme par le "temps réparti" de deux heures alloué à l'ÉPS dans le tableau présenté en page 3 du document ministériel.

Néanmoins, chaque conseil d'établissement dispose toujours d'un pouvoir décisionnel se limitant dans ce dossier à approuver la grille-matières proposée par la direction d'école.

À ce titre, l'article 86 de la Loi sur l'instruction publique est très clair:

"86. Le conseil d'établissement approuve le temps alloué à chaque matière obligatoire ou à option proposé par le directeur de l'école en s'assurant:

1° de l'atteinte des objectifs obligatoires et de l'acquisition des contenus obligatoires prévus dans les programmes d'études établis par le ministre;

2° (paragraphe abrogé) ;

3° du respect des règles sur la sanction des études prévues au régime pédagogique."


En bref, c'est à la direction d'école de présenter pour approbation la grille-matières et le temps alloué pour chacune de ces matières au conseil d'établissement, et non l'inverse.

Comme le nouveau régime stipule que le temps d'enseignement requis pour couvrir l'ensemble des apprentissages en éducation physique et à la santé au primaire est de deux heures par semaine, un conseil d'établissement qui refuserait de s'y conformer aurait à "documenter sa décision" en démontrant que les élèves reçoivent effectivement tous les contenus obligatoires présents dans le programme disciplinaire.

Ce temps d'enseignement reconnu et majoré d'une heure, au primaire, constitue en fait une suite logique aux nombreuses plaintes formulées par les éducateurs physiques depuis l'entrée en vigueur de la réforme de l'éducation. À cette époque, on avait en effet réduit d'une heure le temps d'enseignement en éducation physique "suggéré" par le MÉQ tout en lui greffant le volet santé.

Ces dernières années, les éducateurs physiques avaient toujours soutenu qu'il leur était tout simplement impossible de parler en profondeur de santé avec les élèves avec une toute petite période de 60 minutes par semaine, ce que le nouveau régime pédagogique confirme.

On peut cependant se demander jusqu'à quel point le MÉQ veillera à faire respecter le Régime pédagogique sur l'ensemble de son territoire. À l'heure actuelle, certaines écoles continuent d'opter pour des périodes de 45 minutes dans leur horaire alors que le temps prescrit pour TOUTES les matières — exception faite évidemment du français et de la mathématique — est de 60 minutes par semaine. En procédant ainsi, ces écoles délinquantes parviennent à privilégier une matière enseignée par un spécialiste, rarement l'éducation physique, en amputant les autres.

Concrètement, la spécialité ciblée par ces conseils d'établissement bénéficie de 90 minutes d'enseignement par semaine (30 de plus que ce que suggère le MÉQ) alors que les deux autres perdent 15 minutes par semaine — donc l'équivalent d'une période complète d'une heure par mois ou de dix périodes par année!

Outre les deux matières enseignées par des spécialistes pénalisées par les conseils d'établissement concernés, cette décision d'opter pour des périodes de 45 minutes affecte généralement, du même coup, d'autres matières comme science et technologie, enseignement moral, enseignement moral et religieux, et éducation à la citoyenneté.

Dans cette perspective, pour être conformes à la Loi sur l'instruction publique, il serait intéressant d'entendre ces conseils d'établissement nous expliquer comment ils peuvent garantir à leurs élèves une formation complète dans toutes ces matières avec dix périodes par année de moins que ce qui a été initialement déterminé pour chacune d'elles par le ministère de l'Éducation. Il s'agit pourtant bien d'un droit de l'élève à une formation adéquate et non d'un privilège à consentir à une quelconque matière primée par un conseil d'établissement.

Le mercredi 2 mars 2005

Sur les ondes de TVA aujourd'hui

Nous participons aujourd'hui à l'émission "Dans la mire" du réseau de télévision TVA animée par Mme Jocelyne Cazin. Le sujet du jour: "l'activité physique".

À cette occasion, les invités de Mme Cazin seront Yves Potvin, porte-parole du Comité d'action ÉPS, Lucie Lapierre, conseillère scientifique à l'Institut nationale de santé publique, Jean-Claude Ladouceur, directeur général des Jeux du Québec d'hiver 2005 et Nathalie Lambert, championne olympique.

Les discussions porteront sur le préambule suivant:

"Avec le nombre de messages et d'émissions louangeant l'activité physique, c'est presque devenu gênant de rester inactif. Bien sûr, les motifs pour nous inciter à bouger sont justifiés, mais les encouragements ne sont-ils pas en train de se transformer en pression sociale? Bouger pour maigrir, pour garder la forme se fait-il au détriment du plaisir?"

L'émission débute à 12h30.

Le jeudi 10 février 2005

Publication du régime pédagogique

Le ministre de l'Éducation du Québec a présenté hier le nouveau régime pédagogique qui confirme, comme prévu, l'augmentation du temps alloué à l'éducation physique et à la santé au primaire et l'enseignement obligatoire de l'anglais langue seconde dès la première année à partir de septembre 2006.

Le temps de présence des élèves du préscolaire demeure quant à lui inchangé, ce qui ne leur permettra donc pas de bénéficier eux aussi de plus d'éducation physique. Cette décision constitue certainement une déception puisque ces jeunes fréquentent les mêmes établissements scolaires que ceux du primaire.

Par ailleurs, le temps alloué à l'éducation physique au secondaire n'a pas été révisé.

On peut prendre connaissance de tous les documents relatifs au régime pédagogique en accédant au site du ministère de l'Éducation du Québec.

Le lundi 24 janvier 2005

Communiqué de presse

En cette année internationale du sport et de l’éducation physique

LA VILLE DE MONTRÉAL VEUT AUSSI PLUS D’ÉDUCATION PHYSIQUE POUR LES JEUNES DU PRÉSCOLAIRE ET DU SECONDAIRE

Laval, le 24 janvier 2005 — La Ville de Montréal se joint au Comité d’action ÉPS et demande au gouvernement Charest d’allouer plus de temps à l’enseignement de l’éducation physique et à la santé dans les établissements scolaires du Québec sans limiter cette mesure aux seules écoles primaires.

« Comme vous, nous avons accueilli avec enthousiasme la décision du gouvernement du Québec de majorer le temps de classe hebdomadaire d’une heure et demie à compter de septembre 2006 qui permettra de garantir un minimum de deux heures d’éducation physique, bénéfiques à la santé de tous les jeunes du primaire, écrivait Mme Rachel Laperrière, directrice générale adjointe à la Ville de Montréal. Toutefois, nous partageons également votre avis à l’effet qu’il serait souhaitable que le temps accordé à l’éducation physique aux niveaux du préscolaire et du secondaire soit également majoré. »

Dans sa lettre d’appui, Mme Laperrière précise d’ailleurs que « les adolescents constituent une clientèle à privilégier en termes de mises en place de mesures incitatives à la pratique régulière d’activités physiques » puisque le pourcentage de jeunes physiquement actifs chute de manière radicale au cours de leurs années passées dans une école secondaire.

Elle souligne également que « la responsabilité d’améliorer la santé globale de la population doit être partagée entre divers acteurs, non seulement ceux de la santé, de l’éducation, mais aussi ceux du milieu municipal ». La Ville de Montréal réitère ainsi son désir de collaborer en ce sens avec les commissions et établissements scolaires de son territoire tout en rappelant que des liens d’échange et de partage existent depuis de nombreuses années entre les différentes instances scolaires et municipales du territoire montréalais.

Année internationale du sport et de l’éducation physique

En novembre 2003, l’ONU proclamait l’année 2005 « Année internationale du sport et de l’éducation physique ». Elle cherchait ainsi à promouvoir l’éducation et la formation, la santé, le développement et la paix. Si l’on observe des changements dans le mode de vie des populations de tous les coins du monde, ces changements se manifestent particulièrement chez nous par un désengagement envers la pratique régulière d’activités physiques et l’adoption de mauvaises habitudes alimentaires. En ce sens, l’appui à nos démarches de la Ville de Montréal et l’intérêt pour la santé — des jeunes en particulier — suscité partout dans le monde par les différents événements à venir, dans le cadre de cette année internationale du sport et de l’éducation physique, donnent encore plus de poids à notre objectif ultime de permettre à tous les jeunes du Québec de bénéficier d’une formation en éducation physique et à la santé à la mesure de ce qui est offert dans le reste du monde.

Si l’année 2005 sera synonyme de festivités à l’échelle planétaire, le Comité d’action ÉPS souhaite aussi qu’elle soit associée à une reconnaissance officielle et effective de l’éducation physique et à la santé comme constituante fondamentale dans la formation de tous les jeunes du Québec.

À ce jour, quelque 49 villes et municipalités du Québec, et de nombreux organismes des secteurs de la santé et de l’éducation, ont appuyé les démarches du Comité d’action ÉPS.

Source :
Yves Potvin
Porte-parole du Comité d’action ÉPS

Le vendredi 7 janvier 2005

Appui mitigé des syndicats?

Nous avons participé à une assemblée d'un syndicat régional affilié à la CSQ en décembre dernier. Au cours de la rencontre, l'exécutif du syndicat a proposé d'appuyer l'ajout de 90 minutes de plus au primaire pour des spécialités en autant que ce temps ne soit pas ajouté à l'horaire des élèves mais plutôt soustrait de la tâche d'enseignement assumée par les enseignantes et enseignants titulaires.

En d'autres mots, le syndicat se dit d'accord avec le principe des 90 minutes de plus et du temps minimum prescrit de deux heures d'éducation physique par semaine en autant que cela permette aux enseignants de voir leur temps de présence en compagnie des élèves diminuer de 90 minutes par semaine...

Après ladite assemblée, nous avons évidemment voulu en savoir davantage sur le sujet. Il semble que l'esprit de cette résolution soit surtout partagé par un nombre limité de syndicats régionaux. L'annonce du gouvernement serait quant à elle appuyée par la plupart des syndicats régionaux de la province.

Qu'en est-il vraiment? Le ministère a-t-il été mis au courant de ce vote tenu un peu partout en province? Celui-ci pourrait-il avoir une quelconque influence sur l'application de cette mesure en 2006? C'est ce que nous avons cherché à savoir en écrivant aujourd'hui au cabinet du ministre de l'Éducation.

Situation particulière au préscolaire?

Au cours de cette même assemblée, nous avons appris avec étonnement que M. Reid aurait annoncé à la CSQ que les 90 minutes de plus en classe ne seraient pas appliquées au préscolaire, ce qui nous semblerait difficile à justifier. Les enfants du préscolaire fréquentent en effet les mêmes écoles que ceux du primaire, montent à bord des mêmes autobus scolaires et sont inscrits, entre autres, aux mêmes services de garde. Or, dans bien des établissements, ces services de garde, faute d'espace, utilisent des salles de classe et les gymnases pour accueillir les jeunes. Et en général, ces élèves n’ont droit qu’à 30 minutes d’éducation physique par semaine, lorsqu’ils en ont…

Le ministère de l’Éducation a-t-il vraiment choisi d’exclure de cette mesure les élèves du préscolaire ? Ce serait là une orientation fort décevante après l’optimisme suscité au sein de la population par la déclaration du premier ministre Charest lors du Forum des générations de l’automne dernier.

Les éclaircissements du ministre Reid sont attendus également sur ce point. À suivre...

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