Au fil des semaines...

Le vendredi 31 décembre 2004

Tout juste avant le Nouvel An!

Nous venons de recevoir par la poste la résolution d'appui à nos démarches adoptée à l'unanimité par le Conseil de la municipalité des Escoumins.

Merci à toutes les villes et municipalités qui nous ont appuyés en 2004! On se retrouve en 2005... :)

Le lundi 27 décembre 2004

Un bilan de l'année qui fait plaisir...

Une agréable surprise nous attendait en ce lundi soir de décembre alors que la SRC, dans son émission "Le Téléjournal / Le Point", présentait une revue des événements importants ayant marqué l'année 2004 dans le domaine du sport. À cette occasion, les invités de l'animatrice Dominique Poirier étaient Sylvie Bernier, médaillée d'or olympique aux Jeux de Los Angeles, et Jean Dion, chroniqueur au quotidien Le Devoir.

Parmi les événements choisis se retrouvait entre autres l'ajout d'heures d'éducation physique — uniquement au primaire, rappelons-le — annoncé par le gouvernement du Québec l'automne dernier lors du "Forum des générations". Même si l'annonce en question déborde à notre avis largement le cadre sportif, il est agréable de constater que notre préoccupation d'assurer une meilleure formation en éducation physique et à la santé à tous les jeunes du Québec est maintenant acceptée et partagée par une très large part de la population.

On peut visionner l'émission en question en accédant au site du Téléjournal de Radio-Canada, édition du 27 décembre 2004.

Volet régional

Autre petite tape dans le dos qui fait plaisir, l'hebdomadaire Courrier Laval, dans son édition d'aujourd'hui, s'attarde sur l'application des deux heures obligatoires d'ÉPS, et ce dans une perspective plus régionale.

L'auteur de l'article y va de quelques questions fort pertinentes quant au support qui sera offert localement aux éducateurs physiques en septembre 2006, date d'entrée en vigueur de cette mesure.

Le lundi 13 décembre 2004

Un 47e appui du monde municipal

Nous avons eu le plaisir de recevoir ce vendredi l'appui officiel à nos démarches du Conseil municipal de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Rappelons que notre demande d'augmentation du temps accordé à l'éducation physique et à la santé concernait, à court terme, tous les établissements scolaires du préscolaire au secondaire.

Le vendredi 26 novembre 2004

Autres appuis...

Nous avons reçu aujourd'hui les lettres d'appui à nos démarches de la Ville de Laval de même que de la municipalité de Roxton Pond. À ce jour, quelque 46 villes et municipalités du Québec nous ont appuyés. Merci à tous!

Le lundi 22 novembre 2004

Et un 44e...

Nous avons reçu aujourd'hui la lettre d'appui à nos démarches de la municipalité de Val-David.

Le dimanche 21 novembre 2004

43e appui d'un conseil municipal

Nous avons reçu vendredi l'appui officiel à nos démarches de la municipalité de Trois-Rives portant ainsi à 43 le nombre de conseils municipaux qui nous accompagnent dans le dossier de la santé des jeunes.

Le mercredi 10 novembre 2004

Trois autres appuis

Nous avons reçu aujourd'hui les lettres d'appui de la Ville de Granby et des municipalités de Chertsey et Sainte-Perpétue. Merci de votre appui!

Le lundi 1er novembre 2004

Correspondance intéressante du maire de Laval

Nous avons eu le plaisir de recevoir de M. Gilles Vaillancourt, maire de Laval, quelques documents nous confirmant que le discours que nous avions tenu lors du premier forum régional "Briller parmi les meilleurs" avait eu son impact, à la fois aux niveaux régional et provincial.

Dans le résumé des discussions régionales qu'il présentait au Forum des générations le 14 octobre dernier, M. Vaillancourt précise en effet que "les solutions proposées sont conséquentes et invitent à revitaliser l'environnement physique des jeunes, voire à faire de l'école un lieu propice à la santé et au développement personnel. Entre autres, promouvoir de saines habitudes de vie, augmenter substantiellement le temps consacré à l'éducation physique, intensifier les activités parascolaires et la recherche sur la problématique particulière du décrochage des garçons, mieux équiper les écoles et en rénover les installations se révèlent autant de directions à explorer."

Nous sommes évidemment heureux de constater que cette prise de position régionale aura peut-être eu une certaine influence sur les engagements découlant du Forum des générations...

Et un 39e...

Nous avons reçu aujourd'hui l'appui officiel à nos démarches de la municipalité de Chénéville, un 39e émanant d'un conseil municipal.

Le vendredi 29 octobre 2004

Ajout d'un 38e appui du monde municipal

Notre 38e appui d'un conseil municipal nous est arrivé aujourd'hui, soit celui de la municipalité de Grande-Vallée.

Le mercredi 27 octobre 2004

Avant de céder à la panique...

Depuis l'annonce du gouvernement à l'effet d'augmenter à deux heures par semaine le temps minimum obligatoire accordé à l'enseignement de l'éducation physique et à la santé dans les écoles primaires du Québec, une certaine panique semble vouloir s'installer parmi les enseignants. Le bruit court en effet que cette mesure ne pourrait tout simplement pas être appliquée faute de gymnases en nombre suffisant.

Pour calmer les esprits de tous, nous avons cru bon de publier le communiqué de presse qui suit.

Encore une autre municipalité

Nous avons reçu cette fois une lettre d'appui à nos démarches de la municipalité de Notre-Dame-du-Nord.

Le mardi 26 octobre 2004

Autre municipalité

Le conseil de la municipalité de Saint-Ludger nous a fait parvenir aujourd'hui sa lettre d'appui à nos démarches.

Le lundi 25 octobre 2004

Trois nouveaux conseils municipaux s'ajoutent

Nous avons reçu aujourd'hui les lettres d'appui des villes de Bécancour et de Montmagny, de même que de la municipalité du Canton d'Orford. Quelque 35 conseils municipaux ont donc jusqu'ici appuyé officiellement nos démarches.

Le vendredi 22 octobre 2004

Et encore cinq de plus...

Nous avons reçu aujourd'hui cinq nouveaux appui à nos démarches, soit ceux de la Ville de Saint-Joseph-de-Sorel et des municipalités de Saint-David-de-Falardeau, de Montebello, de Venise-en-Québec et de la Paroisse de Saint-Côme, ce qui porte à 32 le nombre d'appuis issus de conseils municipaux.

Le jeudi 21 octobre 2004

Quatre nouveaux appuis aujourd'hui

Nous avons reçu aujourd'hui les lettres d'appui de la Ville de Trois-Pistoles de même que des municipalités de la Paroisse de Lac-aux-Sables, de la Paroisse de Saint-Norbert et de Portneuf-sur-Mer.

Le lundi 18 octobre 2004

Encore des appuis!

Malgré l'annonce du gouvernement quant au temps qui sera accordé à l'enseignement de l'éducation physique et à la santé à partir de septembre 2006 dans les écoles primaires du Québec, nous continuons de recevoir des lettres d'appui du monde municipal.

À cet effet, les lettres des villes de Sainte-Julie et Waterloo, et de la municipalité de Boileau, nous ont été livrées aujourd'hui, ce qui porte à 23 le nombre de conseils municipaux qui partagent nos préoccupations. Le gouvernement du Québec sera-t-il tenté d'augmenter aussi les heures d'éducation physique pour les élèves du secondaire à court terme?

Le jeudi 14 octobre 2004

C'est officiel!

La nouvelle est maintenant officielle, annoncée par le premier ministre Charest ce matin.

Le temps de classe hebdomadaire des écoles primaires du Québec sera majoré d'une heure et demie à compter de septembre 2006. Le temps minimum obligatoire d'éducation physique et à la santé passera à deux heures par semaine et l'anglais langue seconde sera enseigné à partir de la 1ère année.

Au cabinet du ministre de l'Éducation, on nous confirme que la nouvelle est "coulée dans le béton".

Lire notre communiqué de presse.

Le mardi 12 octobre 2004

Communiqué de presse

L’ American Heart Association souhaite plus d’éducation physique pour les jeunes Américains

LE MÉQ DEVRAIT TENDRE L’OREILLE À CET AUTRE AVIS SCIENTIFIQUE

Laval, le 12 octobre 2004 — Afin de réduire le nombre de jeunes souffrant d’un problème de poids, sédentaires et engagés dans de mauvaises habitudes de vie comme le tabagisme, la très sérieuse American Heart Association vient de publier un avis scientifique qui donne encore plus de crédibilité aux démarches du Comité d’action ÉPS auprès du gouvernement du Québec.

Dans le journal médical « Circulation », elle recommande en effet que les jeunes de la maternelle à la 12e année disposent d’au moins trois cours d’éducation physique par semaine, pour un total de 150 à 225 minutes d’éducation physique hebdomadaire. L’emphase devrait alors porter sur la participation active de tous les élèves en les soumettant à un effort physique variant de modéré à vigoureux.

Rappelons que le Québec s’illustre toujours parmi les pires au monde quant au temps qu’il accorde à l’éducation physique et à la santé de ses jeunes. Rares d’ailleurs sont les écoles offrant plus de 30 minutes d’éducation physique par semaine aux élèves du préscolaire, 60 minutes aux jeunes du primaire et 75 minutes à ceux du secondaire.

Depuis quatre ans, le Comité d’action ÉPS multiplie les démarches auprès du gouvernement du Québec afin qu’il s’engage à mettre en place des mesures concrètes favorisant la santé globale des jeunes, en particulier par l’ajout d’heures d’éducation physique à l’horaire obligatoire de toutes les écoles de la province. Jusqu’ici, il n’a pu récolter le moindre engagement du ministre de l’Éducation dans ce dossier.

Même s’il est accompagné d’un nombre impressionnant de regroupements officiels issus des secteurs scolaire, municipal et de la santé, et en dépit de ses demandes répétées, il n’a pas été invité au Forum des générations qui se tient présentement à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Source :
Yves POTVIN
Porte-parole du Comité d’action ÉPS

Belle récolte aujourd'hui!

Nous avons reçu aujourd'hui 11 lettres d'appui de conseils municipaux du Québec, ce qui porte à 17 le nombre de villes et municipalités qui nous accompagnent dans nos démarches. Il s'agit de la Ville de Senneterre et des municipalités de Saint-Mathieu-de-Rioux, de Saint-Luc-de-Vincennes, de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, de Caplan, de Notre-Dame-des-Prairies, de Wickham, de Saint-Pacôme, de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, de Sainte-Claire, et de Saint-Gilbert.

Le vendredi 17 septembre 2004

Rivière-du-Loup se joint à nous

Nous venons de recevoir par le courriel un avis nous confirmant l'appui à nos démarches du conseil municipal de la Ville de Rivière-du-Loup, ce qui porte à cinq le nombre d'appuis officiels du monde municipal.

Le jeudi 16 septembre 2004

Bromont ajoute son nom à la liste

Nous avons reçu cet après-midi la confirmation de l'appui à nos démarches du conseil municipal de la Ville de Bromont. La lettre officielle suivra sous peu.

Le mercredi 15 septembre 2004

Au tour de Rimouski

"Le conseil municipal partage votre avis à l'effet que l'éducation physique et à la santé contribue au bien-être de l'élève et qu'elle constitue un facteur de réussite important de par la qualité des apprentissages qu'elle suscite. Une telle éducation prépare de plus l'élève à être un bon citoyen autonome, apte à prendre en charge sa santé, à jouer des rôles et à s'impliquer dans la société."

C'est en ces termes que le conseil municipal de la Ville de Rimouski vient de nous faire part de son appui à nos démarches. Et quel beau message lance-t-on à tous ceux qui pourraient encore douter de la valeur de l'éducation physique et à la santé d'un simple point de vue pédagogique!

Grand merci aux gens de Rimouski! Votre lettre — comme celles des villes de Farnham et de Lapocatière — sera acheminée au premier ministre Charest de même qu'aux ministres Reid, Couillard et Fournier.

Le mardi 14 septembre 2004

Appui de la Ville de Lapocatière

Et de deux!

Le conseil municipal de la Ville de Lapocatière nous a adressé à son tour une copie de la résolution d'appui à nos démarches adoptée le 7 septembre dernier.

La sensibilisation suit son cours...

Le lundi 13 septembre 2004

Appui de la Ville de Farnham

En cette rentrée, nous avons eu le plaisir de recevoir aujourd'hui l'appui officiel à nos démarches de la Ville de Farnham qui devient ainsi la toute première municipalité du Québec à faire le saut. Puisque d'autres municipalités ont aussi été abordées en ce sens au cours de l'été, nous souhaitons vivement vous annoncer d'autres appuis officiels dans les semaines qui viennent.

À cet effet, on peut télécharger le texte de la résolution adoptée à l'unanimité par le conseil municipal le 7 septembre dernier.

Merci de nous... remercier!

Dans le dernier numéro du magazine "Coup de pouce" (édition d'octobre 2004), nous sommes aussi tombés sur un paragraphe de remerciements qui nous était destiné "pour l'augmentation du nombre d'heures d'éducation physique dans les écoles".

Contrairement à ce que semble croire une bonne partie de la population, l'augmentation du nombre d'heures d'éducation physique et à la santé pour tous les jeunes du Québec est encore loin d'être acquise. Au contraire, l'ambivalence du ministre Reid dans ce dossier ne fait qu'alimenter la confusion, tant du côté des intervenants scolaires qu'au sein de la population.

Aux dernières nouvelles, le ministre promettait une annonce cet automne...

À la télévision

Nous avons récemment participé à deux émissions d'affaires publiques diffusées le midi sur les ondes de TQS Québec et TQS Montréal. Le discours continue de faire écho un peu partout mais ne suscite toujours pas d'engagement ferme du gouvernement québécois...

Le samedi 3 juillet 2004

Appui de l'Ordre des ergothérapeutes

Malgré les apparences, malgré les vacances, nous maintenons le cap!

Le gouvernement du Québec a beau vouloir faire taire la critique en saupoudrant quelques millions ici et là, et en invitant les jeunes à devenir de meilleurs consommateurs d'activités physiques, la population saisit de mieux en mieux la différence entre une multiplicité d'activités physiques et l'accompagnement d'un jeune dans un processus d'éducation physique.

Le ministre Reid, qui fait la sourde oreille en réponse à nos revendications, persiste à ne pas modifier le régime pédagogique actuel pour un accroissement universel du temps accordé à l'éducation physique et à la santé dans les écoles québécoises.

Pourtant, les témoignages et appuis en faveur de nos démarches continuent d'affluer comme en fait foi cette lettre de l'Ordre des ergothépapeutes du Québec que nous avons reçue hier.

Comme toutes les autres, celle-ci sera acheminée à Québec en quatre copies (premier ministre, ministres de l'Éducation, de la Santé et du Sport).

Le jeudi 20 mai 2004

Communiqué de presse

Le ministre Reid dévoile les détails du programme « Écoles en forme et en santé »

LA PROMOTION DE SAINES HABITUDES DE VIE AU MÉQ : DE LA FRIME

Laval, le 20 mai 2004 — Le ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, dévoilait mardi à Saint-Hyacinthe les détails du programme « Écoles en forme et en santé » qui, selon le document rendu public, vise à donner à l’élève « un environnement favorable au développement de saines habitudes de vie et de compétences qui influencent de manière positive sa santé et son bien-être . »

Si l’intention, sur papier, est fort louable, on ne peut que dénoncer le saupoudrage de ressources auquel se livre le ministre en lançant un programme s’adressant uniquement aux jeunes du 3e cycle du primaire et du 1er cycle du secondaire, et qui n’a strictement rien à voir avec les effets d’une formation adéquate en éducation physique et à la santé s’échelonnant du préscolaire à la cinquième secondaire.

« Écoles en forme et en santé » vise à encourager la mise en place de « projets » émergeant des établissements scolaires et sera sous la responsabilité des « services complémentaires » et non des « services de l’enseignement » de chaque commission scolaire. Les projets en question devront être soumis à un comité formé d’employés de la commission scolaire et de représentants de la communauté.

Malgré nos demandes répétées, le ministre a toujours refusé de modifier le régime pédagogique afin de garantir un minimum de deux heures d’éducation physique par semaine à tous les jeunes du Québec. Il dit ainsi vouloir respecter les pouvoirs décisionnels de chaque milieu dont les besoins seraient différents, dit-il. Dans cette perspective, on se demande bien pourquoi les établissements scolaires devront maintenant soumettre leurs projets à des décideurs qui ne sont pas issus du milieu…

Une fois de plus, le ministre confirme son manque d’intérêt envers l’éducation physique et à la santé dans la formation initiale de l’élève en la substituant par des projets de plus faible envergure — qui devraient avoir plutôt une vocation complémentaire — confiés à des gens de l’extérieur des établissements scolaires, ce qui ne répond pas aux souhaits de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

« À cet égard, l’augmentation du temps accordé à l’éducation physique et à la santé dans toutes les écoles du Québec est une des mesures environnementales recommandées par les experts de santé publique impliqués dans la lutte contre l’obésité, affirmait le président de l’INSPQ dans une lettre d’appui qu’il adressait au Comité d’action ÉPS. Cette recommandation s’appuie sur certaines études ayant démontré qu’une augmentation du temps consacré au cours d’éducation physique améliore le niveau d’activité physique chez les élèves. De plus, selon les données de l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, les cours d’éducation physique quotidiens semblent influencer davantage les enfants obèses ou ayant un excès de poids à devenir ou rester physiquement actifs. »

Monsieur Massé ajoute que « l’adoption d’une mesure universelle pour l’ensemble des écoles du Québec permet aussi de diminuer les écarts de santé entre les groupes défavorisés de la population et les groupes plus favorisés. En effet, la prévalence de la sédentarité étant beaucoup plus élevée dans les milieux défavorisés et les enfants de ces milieux ayant moins accès aux activités sportives parascolaires ou municipales à cause des barrières économiques, il est beaucoup plus difficile pour eux de devenir ou de rester physiquement actifs. »

Depuis maintenant quatre années, notre comité milite auprès du gouvernement du Québec en faveur de l’éclosion d’une véritable « culture de la santé » auprès de tous les jeunes. Le constat qui nous motive à poursuivre nos démarches saute aux yeux de tous : les jeunes Québécoises et Québécois sont de plus en plus sédentaires, ont davantage tendance à adopter de mauvaises habitudes de vie et, du même coup, emmagasinent un surplus de poids qu’ils maintiendront généralement jusqu’à l’âge adulte.

« À cet égard, les jeunes Québécois remportent la palme de la sédentarité au Canada avec un taux de 70% qui s’adonnent à moins d’une heure de pratique d’activité physique par semaine. D’ailleurs, que les écoles du Québec accordent moins de temps aux cours d’éducation physique que partout ailleurs au Canada et dans le monde va à l’encontre des principes élémentaires de santé publique. (Fondation des maladies du cœur du Québec. Quotidien La Presse. Au cœur du sujet — Cahier publicitaire. « L’obésité infantile : une menace sérieuse » , Montréal, 14 février 2004, page Z6.) »

C’est dans cette perspective que le Comité d’action ÉPS, en partenariat avec des représentants du monde de la santé, a proposé l’hiver dernier au ministre un plan d’action en dix points dont les premières mesures auraient pu entrer en vigueur dès septembre 2004. Jusqu’ici, le ministre Reid n’a pas donné suite à nos recommandations.

Forums régionaux "Place aux citoyens"

Le 15 mai dernier, le Comité d’action ÉPS a pu faire valoir son point de vue à l’occasion du premier forum régional « Place aux citoyens » qui s’est tenu à Laval.

Au cours de la journée, nous avons insisté sur l’importance de tout mettre en œuvre afin de favoriser la réussite du plus grand nombre d’élèves. Tous n’apprennent pas de la même manière. Le fait de minimiser l’apport de l’éducation physique dans la formation des jeunes a pour effet de nier la présence d’enfants « kinesthésiques », de décrocheurs potentiels, de garçons moins attirés vers l’enseignement traditionnel, etc.

Le MÉQ ne doit plus considérer l’éducation physique comme une simple occasion de bouger de plus mais bien comme d’un élément de formation incontournable dans le cheminement de tous les élèves.

Aux dires des coprésidents et de l'animatrice du forum, nos interventions ont eu manifestement leur effet dans l'auditoire formé de 60 citoyens et d'autant de "leaders" régionaux... La région de Laval est prête, sans contredit, à prendre le virage santé.

Malheureusement, les propos retenus dans le compte-rendu qui sera présenté au premier ministre, l'automne prochain, risquent de se noyer dans la mer de commentaires issus des 19 régions du Québec. Il ne serait d'ailleurs pas étonnant qu'on "purifie" quelque peu les propos recueillis en leur attribuant une orientation qui va dans une quelconque direction attendue.

Il s'avère primordial que tous ceux et celles qui jugent nécessaire, comme nous, de faire de l'éducation physique et à la santé un préalable incontournable dans l'élaboration de mesures favoridant la santé des jeunes se manifestent et s'inscrivent comme citoyens au forum de leur région.

Rappelons que le choix des participants à ces forums régionaux est sous la responsabilité d'une firme indépendante qui procède de manière tout à fait aléatoire. À Laval, plus de 260 citoyens ont demandé à être entendus, 60 seulement ont pu prendre part au forum.

On peut consulter le document que nous avons déposé aux coprésidents des forums régionaux en accédant à nos archives.

Le samedi 15 mai 2004

Aujourd'hui au forum régional "Place aux citoyens"

Nous participons aujourd'hui à Laval au premier forum régional de discussion "Place aux citoyens".

Depuis maintenant quatre années, notre comité milite auprès du gouvernement du Québec en faveur de l’éclosion d’une véritable « culture de la santé » pour tous les jeunes. Le constat qui nous motive à poursuivre nos démarches saute aux yeux de tous : les jeunes Québécoises et Québécois sont de plus en plus sédentaires, ont davantage tendance à adopter de mauvaises habitudes de vie et, du même coup, emmagasinent un surplus de poids qu’ils maintiendront généralement jusqu’à l’âge adulte.

Cette situation, qui s’envenime année après année, aura inévitablement des répercussions directes sur la qualité de vie de nos futurs adultes et sur nos finances publiques. Loin de nous l’idée de dresser une série de chiffres à l’appui de nos revendications au cours de ce forum. Depuis des années, en effet, les chercheurs et professionnels de la santé nous bombardent littéralement d’études scientifiques toutes aussi alarmantes les unes que les autres en matière de santé chez les jeunes.

Dans l’intérêt de notre jeunesse, nous souhaitons donc que la position que nous défendrons dans ce forum régional puisse suivre son cours jusqu’au forum national pour que chaque jeune du Québec puisse — enfin! — bénéficier de la formation en éducation physique et à la santé à laquelle il a droit et dont il a le plus grand besoin.

Nous avons d'ailleurs produit un document très fidèle aux plus récentes démarches de notre comité que nous remettrons aujourd'hui aux coprésidents des forums régionaux. On peut le télécharger à partir de nos archives.

Le vendredi 16 avril 2004

Lettre officielle de l'INSPQ

Nous avons reçu aujourd'hui la lettre officielle de l'Institut national de santé publique du Québec en appui aux démarches du Comité d'action ÉPS. Celle-ci sera évidemment transmise à MM. Charest, Reid, Couillard et Fournier dès lundi.

Il serait intéressant d'obtenir les réactions de Jean Charest et de son ministre de l'Éducation à cet appui. L'INSPQ est lui-même mandataire du gouvernement du Québec en prêtant son soutien au ministre de la santé et des Services sociaux. On peut par contre supposer que le silence habituel sera de mise...

L'école québécoise doit indubitablement affirmer sa volonté de contribuer à l'éclosion d'une véritable "culture de la santé" et permettre à tous les jeunes de profiter de mesures universelles leur garantissant une formation en éducation physique et à la santé adéquate. La récente profession de foi — peu convaincante — de M. Reid et sa crainte de déplaire à quiconque, au point de préférer ne pas prendre de décision, n'aident en rien les jeunes à qui le gouvernement du Québec dit vouloir permettre de "décrocher leurs rêves".

Consulter — voire diffuser — la lettre d'appui de l'Institut national de santé publique du Québec.

Le jeudi 8 avril 2004

Communiqué de presse

Plus d'éducation physique pour tous les jeunes du Québec

L'INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE APPUIE LE COMITÉ D'ACTION ÉPS

Laval, le 8 avril 2004 — La nouvelle est majeure et ne manquera pas d’intérêt aux yeux de nos élus. Ce matin, dans un courriel, le président-directeur général de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), M. Richard Massé, nous a en effet confirmé l’appui officiel de l’Institut aux démarches du Comité d’action ÉPS.

« La prévention de l’obésité nécessite la mise en œuvre d’interventions visant à réduire l’apport alimentaire, d’une part, et à augmenter la dépense énergétique, d’autre part. Pour modifier ces deux comportements, les experts de santé publique reconnaissent cependant que les interventions préventives doivent cibler à la fois les individus et leur environnement. Des réaménagements adéquats de l’environnement physique, socioéconomique et culturel sont absolument nécessaires si on veut rendre les choix santé faciles et les choix moins santé plus difficiles.

« À cet égard, l’augmentation du temps accordé à l’éducation physique et à la santé dans toutes les écoles du Québec est une des mesures environnementales recommandées par les experts de santé publique impliqués dans la lutte contre l’obésité. Cette recommandation s’appuie sur certaines études ayant démontré qu’une augmentation du temps consacré au cours d’éducation physique améliore le niveau d’activité physique chez les élèves. De plus, selon les données de l’Enquête longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes, les cours d’éducation physique quotidiens semblent influencer davantage les enfants obèses ou ayant un excès de poids à devenir ou rester physiquement actifs. »

Monsieur Massé termine sa lettre en précisant que « l’adoption d’une mesure universelle pour l’ensemble des écoles du Québec permet aussi de diminuer les écarts de santé entre les groupes défavorisés de la population et les groupes plus favorisés. En effet, la prévalence de la sédentarité étant beaucoup plus élevée dans les milieux défavorisés et les enfants de ces milieux ayant moins accès aux activités sportives parascolaires ou municipales à cause des barrières économiques, il est beaucoup plus difficile pour eux de devenir ou de rester physiquement actifs. »

Pendant ce temps, au cabinet du premier ministre Charest, on se limite au discours habituel.

« Le gouvernement a annoncé que, d’ici la fin du mandat, le temps d’enseignement à l’école primaire serait augmenté d’une heure et demie par semaine. Cet accroissement du temps d’enseignement donnera aux écoles et aux conseils d’établissement une marge de manœuvre accrue qui favorisera le temps accordé à l’éducation physique, affirme Marie-France Dubuisson, attachée politique du premier ministre, dans une lettre qu’elle nous adressait le 31 mars 2004.

« De plus, afin d’encourager de saines habitudes de vie, dont la pratique régulière d’activités physiques et une bonne alimentation, monsieur Yves Séguin, ministre des Finances, a annoncé lors du discours sur le budget, prononcé le 30 mars dernier, que des fonds seront consacrés à la mise en place d’un programme appelé Écoles en forme et en santé. »

Créé en vertu de la Loi sur l’Institut nationale de santé publique du Québec, effective depuis octobre 1998, et mandataire de l’État, l’INSPQ a pour principale fonction de soutenir le ministre de la Santé et des Services sociaux et les régies régionales dans l’exercice de leur mission de santé publique. Une copie officielle de la lettre de monsieur Massé nous sera acheminée par la poste dans les jours qui viennent.

Les évidences et appuis scientifiques se multiplient. L’urgence de répondre au besoin criant de tous les jeunes en matière de formation à la santé ne trouve pas preneur à Québec. Le gouvernement persiste toujours dans sa volonté de laisser chaque école primaire décider seule du temps à accorder à l’éducation physique et évite de parler des écoles secondaires.

Le Comité d’action ÉPS souhaite que la prise de position de l’Institut national de santé publique du Québec saura influencer positivement le ministre de l’Éducation engagé présentement dans un processus de consultation sur le régime pédagogique. Le Comité invite le ministre de la Santé et des Services sociaux à prendre part au débat en tentant de convaincre son homologue de l’Éducation d’insuffler un réel virage santé dans tout le monde scolaire.

Yves POTVIN
Porte-parole
Comité d'action ÉPS

Le dimanche 28 mars 2004

Jusqu'à Toronto!

Si le ministre Reid ne semble guère réagir à nos propos, ceux-ci dépassent néanmoins les frontières du Québec!

Nous avons en effet reçu un appel étonnant jeudi dernier en provenance de Toronto, métropole du Canada. Pendant près d'une heure, un journaliste de la CBC a voulu s'informer sur le dossier du temps accordé à l'éducation physique et à la santé dans les écoles du Québec.

Il semble que les récents reportages sur ce sujet de CBC à Montréal, tant à la radio qu'à la télévision (la semaine dernière), ont su attirer l'attention de journalistes à l'extérieur du Québec.

Le dimanche 21 mars 2004

Reportage à la CBC

Une équipe de reportage du réseau anglais de télévision de Radio-Canada (CBC) s'est rendue à Laval vendredi dernier pour y produire un reportage en compagnie de M. Raymond Purenne, éducateur physique membre du Comité d'action ÉPS. L'initiative de la reporter Gerri Barrer est d'autant plus intéressante qu'elle permet à nos démarches d'obtenir une vitrine fort intéressante auprès de la communauté et des médias anglophones du Québec.

Le reportage sera diffusé ce lundi 22 mars dans le cadre du bulletin de nouvelles de 18h00 dans les stations de télévision de la CBC.

Le dimanche 14 mars 2004

Communiqué de presse

Le ministre Reid repousse d’un an l’ajout de 90 minutes de temps de classe

UNE ANNÉE DE PLUS POUR RENFORCER LES MAUVAISES HABITUDES DE VIE

Laval, le 14 mars 2004 — Le ministre de l’Éducation, M. Pierre Reid, a annoncé la semaine dernière qu’il repoussait à septembre 2005 l’ajout de 90 minutes par semaine de temps de classe dans les écoles primaires du Québec.

S’il a demandé aux conseils d’établissement d’être « sensibilisés à l’éducation physique » — pouvait-on lire dans l’édition de samedi du quotidien La Presse — le ministre s’entête à ne pas prendre de décision ferme dans le dossier de la santé des jeunes. Tel qu’annoncé, le partage de ces 90 minutes supplémentaires à l’horaire hebdomadaire, entre les différentes matières au programme, se fera donc exclusivement sous la responsabilité des établissements scolaires.

Le Comité d’action ÉPS tient à rappeler :

que tous les jeunes du Québec fréquentant une école primaire ou secondaire, peu importe la région concernée, ont les mêmes besoins en matière de formation en éducation physique et à la santé et les mêmes droits à une formation de qualité;
que rien ne garantit que toutes les écoles primaires choisiront en septembre 2005 de privilégier la santé et le bien-être des jeunes dans leur grille horaire;
que rien ne garantit que tous les élèves d’une même école auront droit à cette même formation;
que rien ne garantit que les écoles concernées maintiendront toute décision en faveur de l’éducation physique et à la santé des jeunes pour les années à venir;
que la seule voie pour garantir cette formation équitable à tous les jeunes est de modifier le régime pédagogique en vigueur au Québec;
que former les jeunes à la santé n’a rien à voir avec un quelconque projet-école et représente plutôt une orientation à privilégier par toute une société;
que chaque report, avant l’entrée en vigueur de mesures partagées par l’ensemble de la population québécoise, constitue dans les faits une période de temps supplémentaire pour renforcer chez certains jeunes les mauvaises habitudes de vie;
que le ministre de l’Éducation devra nécessairement impliquer son ministère s’il souhaite sincèrement contribuer à la santé des jeunes;
que le ministre de l’Éducation n’a pas donné suite au plan d’action que nous lui avons soumis le 23 janvier dernier;
que le ministre de la Santé aurait tout intérêt à faire pression auprès de son collègue de l’Éducation alors que seulement 2% de son budget annuel est présentement alloué à la prévention;
que le Québec figure toujours parmi les nations les moins bien nanties dans le monde en ce qui concerne le temps accordé à l’éducation physique dans ses écoles, ce qui va à l’encontre des principes élémentaires de santé publique.

En dépit de l’apparente volonté du ministre Reid de ne pas impliquer davantage son ministère dans le dossier de la santé des jeunes, le Comité d’action ÉPS entend ainsi poursuivre ses démarches de sensibilisation et d’information auprès de divers groupes liés aux mondes de la santé et de l’éducation, et auprès de la population en général.

Source :
Yves POTVIN
Porte-parole du Comité d’action ÉPS

Le vendredi 12 mars 2004

Augmentation du temps de classe repoussée

Le ministre de l'Éducation, M. Pierre Reid, a annoncé aujourd'hui qu'il repoussait à septembre 2005 l'ajout de 90 minutes par semaine de temps de classe dans les écoles primaires du Québec. Une fois de plus, il n'a pris aucun engagement en regard du temps accordé à l'éducation physique.

Le mercredi 10 mars 2004

Mobilisation des jeunes?

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir la semaine dernière avec M. Alexandre Barrette, chroniqueur à l'émission télévisée pour adolescents Têtes @ Kat diffusée tous les jours de la semaine, à 16h00, sur les ondes de Radio-Canada.

Dans l'édition d'aujourd'hui de ladite émission, M. Barrette a entre autres fortement insisté auprès des jeunes pour qu'ils prennent connaissance de nos démarches et participent à l'Opération 55.

Nous n'avions jamais tenté jusqu'ici de mobiliser de quelque manière que ce soit les jeunes dans le dossier que nous défendons puisqu'on aurait pu, évidemment, nous accuser d'utiliser les jeunes à des fins politiques. Le fait de voir cette démarche naître sous l'initiative d'un chroniqueur de la télé est pour nous un bien bel encouragement.

C'est à suivre...

Le mardi 24 février 2004

Encouragements du Gabon

À peu près "tout ce qui bouge" nous appuie, sauf le ministre de l'Éducation. Dans nos moments de frustration, il est réellement agréable de recevoir des mots d'encouragement comme celui-ci nous arrivant du Gabon.

"Bonjour Yves,

"Ce combat est toujours long, le succès est souvent la récompense mais à quel prix! Nous l'avons vécu dans ce style..., à la différence que vous avez eu des appuis que nous n'avons pas pu obtenir. Il faut y croire, vous avez des arguments en béton, y a pas match, vous êtes sur le bon bout. Courage et bravo."


Edna TCHICOT
Chef de service de l'EPS
Ministère de l'Éducation Nationale du Gabon

Le lundi 23 février 2004

Les psychologues toujours là...

Nous vous parlions vendredi des inhalothérapeutes, des pédiatres, des médecins du sport et du Comité de parents de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles qui appuient nos démarches de manière inconditionnelle. Il fait bon également de constater que d'autres regroupements se manifestent toujours dans le contexte que nous connaissons.

La présidente de l'Ordre des psychologues du Québec, Mme Rose-Marie Charest, vient par exemple de nous reconfirmer son appui par courriel en précisant qu'il s'agit d'un appui que nous pouvons citer...

Le ministre de l'Éducation, M. Pierre Reid, refuse toujours de reconsidérer à la hausse le temps minimum à accorder à l'éducation physique et à la santé dans le régime pédagogique. Il peut s'entêter, certes, mais il aura inévitablement à justifier sa décision.

Pratiquement tous les gens crédibles du secteur de la santé au Québec, eux, attendent des réponses.

Le vendredi 20 février 2004

Des réactions

La lettre que nous avons adressée au premier ministre Charest et à quelques ministres en début de semaine semble susciter un certain intérêt.

Nous avons pu en effet discuter avec une représentante de la Direction de la santé publique qui s'est dite "très impressionnée" par tout le travail que nous avons mené jusqu'à maintenant. Elle doit faire rapport au directeur national qui, nous l'espérons, sentira le besoin de s'impliquer personnellement dans le dossier de la santé des jeunes et du temps accordé à l'éducation physique et à la santé dans les écoles du Québec.

Souhaitons également qu'il incitera le ministre de la Santé et des Services sociaux à contacter son homologue du ministère de l'Éducation...

Les lettres s'accumulent...

Alors que le ministre Reid maintient sa décision... de ne pas prendre de décision, plusieurs témoignages reçus cette semaine ou tout récemment nous incitent à ne pas lâcher prise:

"Nous avons pris connaissance de votre lettre adressée aux différents ministres concernés dans le dossier que vous défendez avec beaucoup de passion. Nous avons également pris connaissance de votre plan d'action.

"Comme au tout début de vos démarches, soyez assuré que l'Ordre professionnel des inhalothérapeutes supporte toutes vos actions qui visent à sensibiliser les décideurs de mettre en place les politiques et les outils nécessaires à l'éducation et la promotion de la santé de nos jeunes québécois et québécoises.

"Avec tout notre soutien."


Céline BEAULIEU, inh.
Présidente
Ordre professionnel des inhalothérapeutes

Les propos de l'Association des pédiatres du Québec vont dans le même sens:

"Déjà dans l'antiquité, on reconnaissait l'importance de l'activité physique comme en témoigne la locution latine "Mens Sana in Corpore Sano".

"Nous espérons que nos instances dirigeantes gouvernementales sauront reconnaître le bien-fondé de votre démarche et porteront une oreille attentive à vos suggestions. (...)"


Pierre GAUDREAULT, MD

Dans la lettre qu'il nous a adressée, le président de l'Association québécoise des médecins du sport, le Dr Chérif Tadros, nous accorde son appui inconditionnel:

"(...) Je pense qu'une décision d'imposer un minimum de deux heures par semaine d'éducation physique est tout simplement logique. Accepter le statu quo, ce serait une garantie d'échec, puisque nos enfants d'aujourd'hui seront les adultes malades de demain, entraînant des coûts phénoménaux sur notre société. L'A.Q.M.S. appuie inconditionnellement l'Association des pédiatres du Québec et le Comité d'action ÉPS dans leur démarche."

Chérif TADROS, M.D.
Président de l'A.Q.M.S.

Des parents réitèrent leur appui

Nous avons également reçu avec grand plaisir un extrait du procès-verbal de l'assemblée du 5 février dernier du Comité de parents de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles qui désirait ainsi réitérer son appui à nos démarches:

"(...) Il est proposé par Mme Lucie Lemay et appuyé par M. Sylvain Rannou, que le Comité de parents de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles appuie le Comité d'action ÉPS dans ses démarches auprès du gouvernement du Québec et son ministre de l'Éducation, M. Pierre Reid, pour:

"QUE celui-ci fasse connaître sa propre évaluation du bilan de santé des jeunes;

"QU'il s'engage à mettre en place des mesures concrètes visant à améliorer leur condition physique;

"QU'il augmente à 300 minutes le temps alloué à l'enseignement des spécialités dans le régime pédagogique, favorisant ainsi le développement complet de l'enfant, tant au plan physique, qu'intellectuel et culturel; permettant aussi d'augmenter le temps accordé à l'enseignement de l'éducation physique et à la santé dans nos écoles;

"QU'il explique à la population québécoise, les raisons qui le motivent à ne pas garantir un minimum décent d'éducation physique et d'éducation à la santé dans les écoles du Québec, alors qu'il s'agirait pourtant d'un moyen privilégié de formation et de prévention en matière de santé de TOUS les jeunes.

"ADOPTÉ À L'UNANIMITÉ (...)"


François PAQUET
Président du Comité de parents de la CSSMÎ

Le lundi 16 février 2004

Lettre adressée à Jean Charest et cie

Laval, le 15 février 2004

Monsieur Jean Charest, premier ministre du Québec,
Monsieur Pierre Reid, ministre de l’Éducation,
Monsieur Philippe Couillard, ministre de la Santé et des Services sociaux,
Monsieur Alain Poirier, directeur national de santé publique,
Monsieur Jean-Marc Fournier, ministre des Affaires municipales, du Sport et du Loisir

Messieurs,

Nous apprenions en milieu de semaine dernière que la Fédération des commissions scolaires du Québec, appuyée par la Fédération des comités de parents, demande au ministre de l’Éducation de ne pas aller de l’avant avec son engagement d’ajouter 90 minutes de temps de classe dans les écoles du Québec dès la prochaine rentrée scolaire.

Nous pourrions difficilement critiquer la décision des commissions scolaires dans ce dossier. Le silence rigoureux de M. Reid, sur tout ce qui touche l’augmentation du temps de classe, a en effet largement contribué à faire naître la crainte, dans les commissions scolaires, de devoir payer la note sans financement additionnel de la part du gouvernement du Québec.

Nous tenons néanmoins à vous manifester notre vive déception face à une situation où, en bout de ligne, les jeunes risquent une fois de plus d’être pris en otages.

Alors que l’espérance de vie des Canadiens n’a cessé de croître depuis les années 1950, la Fondation des maladies du cœur du Québec affirmait encore la semaine dernière qu’une génération d’adultes, en majorité obèses, pourraient pour la première fois vivre moins vieux que leurs parents au cours des prochaines décennies.

« D’ailleurs, que les écoles du Québec accordent moins de temps aux cours d’éducation physique que partout ailleurs au Canada et dans le monde va à l’encontre des principes élémentaires de santé publique », pouvait-on lire dans un cahier spécial commandé par la Fondation et publié dans l’édition du 14 février 2004 du quotidien La Presse.

De nombreuses questions surgissent à notre esprit quant à l’absence totale de mesures émanant du gouvernement du Québec, en rapport avec le manque flagrant de formation des jeunes, et l’incapacité chronique de l’école de fournir un environnement sain et favorable à leur épanouissement.

Avec l’implantation de la réforme scolaire, chaque élève est dorénavant soumis à un enseignement prenant racine dans un programme de formation de la personne. Comment le ministre de l’Éducation, pour une question de principe, peut-il encore hésiter à émettre une directive claire aux établissements scolaires, en augmentant le temps minimum accordé à l’enseignement de l’éducation physique et à la santé dans le régime pédagogique, sachant que le Québec figure pourtant parmi les moins bien nantis à ce chapitre dans le monde ?

Dans le cahier de la Fondation des maladies du cœur, on peut également lire que les jeunes de 9 à 12 ans ont entre autres « un mode de vie qui les prédispose à développer des problèmes cardiovasculaires dans la jeune trentaine ». Comment alors expliquer que le ministre de la Santé n’intervienne pas prioritairement auprès du ministre Reid afin d’élaborer une réelle stratégie de prévention auprès des jeunes, à l’intérieur du temps de classe, alors que tous fréquentent obligatoirement l’école jusqu’à l’âge de 16 ans ?

Comment expliquer enfin l’absence d’interventions du premier ministre dans ce dossier alors que son gouvernement a pourtant fait de la santé un enjeu majeur de son présent mandat ? La prévention accapare grosso modo un maigre 2 % du budget alloué aux services de santé. Le gouvernement aurait donc tout intérêt à imprégner le monde scolaire de son objectif ultime de santé pour tous.

Nous militons depuis des années afin que le gouvernement considère une fois pour toute la santé des jeunes, leur formation en ce sens et l’élaboration de stratégies visant à instaurer une « culture de la santé » au Québec comme étant prioritaires pour l’épanouissement de notre société.

Nous voulons éviter que le droit des jeunes à une éducation physique et à la santé, suffisante en durée et adéquate en qualité, prenne l’allure d’une simple promesse électorale en perpétuelle remise en question. Nous croyons de ce fait que votre gouvernement doit mettre fin, sur le champ, au climat d’incertitude dans lequel sont plongées les établissements scolaires.

Votre équipe doit procéder avec diligence, poser un geste concret et significatif, afin de remplir le mandat en matière de santé qui lui a été confié par la population, particulièrement chez les jeunes. Nous attendons donc une réponse en ce sens de votre part.

Veuillez agréer mes salutations distinguées.

Yves Potvin
Porte-parole du Comité d’action ÉPS

c.c.: Représentants de la presse québécoise
c.c.: Partenaires du Comité d’action ÉPS

Le samedi 7 février 2004

L'air un peu fou...

Un éducateur physique québécois, expatrié aux États-Unis pour y exercer sa profession, nous a fait parvenir le commentaire qui suit. Ses propos nous portent à réfléchir sur ce que le Québec fait — ou ne fait pas! — pour ses jeunes:

"Mon initiative locale est que j'ai décidé de quitter le Québec, il y a 3 ans, étant fatigué d'attendre les contrats, sans jamais être certain d'avoir quelque chose. Je devrai peut-être revenir car je ne suis pas certain de pouvoir obtenir une carte verte et que mon permis de travail s'achève.

"Juste pour vous dire que l'éducation physique ou j'enseigne est un concept assez différent de ce que j'ai vécu au Québec. Principale raison: le nombre d'heures par semaine. Par exemple, ici, nos 1e, 2e, 3e et 4e années ont 3 x 45 minutes d'éducation physique par semaine, les 5e et 6e ont 4 cours de 45 minutes par semaine, et les 7e et 8e années ont 3h45 d'éducation physique, parfois 4h45 par semaine, si il y a un match le vendredi...

"La différence? Eh bien vous parlez dans un de vos textes des bienfaits de la jonglerie (et j'y adhère): "Pourtant, récemment, il fut question de jonglerie en éducation physique, même qu’on devrait bientôt jongler avec trois objets à la fois!" selon M. Potvin, parlant d'un enfant de 11 ans (6e année?). Eh bien ici, grâce au temps alloué, certains de nos élèves de 2e et 3e années réussissent à jongler avec trois balles, à faire tourner des assiettes chinoises... Nous présentons un cirque la semaine prochaine, à toute notre école.

"J'espère que le gouvernement du Québec sera conscient un jour de la gravité du problème de l'inactivité physique des jeunes Québécois, il est déjà peut-être trop tard...

Bravo pour votre site !"


Carol MAURAIS
Cambridge MA

Le mercredi 4 février 2004

Opération 55: On vous lance un défi!

Bonjour à tous,

Je souhaite vous annoncer que l'Association des éducatrices et éducateurs physiques de l'Estrie, avec l'aide des étudiants en ÉPS de l'Université de Sherbrooke, a fait signer et a envoyé 400 lettres de l'Opération 55 au ministre de l'Éducation du Québec.

NOUS LANÇONS UN DÉFI aux associations régionales d'éducatrices et éducateurs physiques de Montréal, Trois-Rivières-Mauricie, Québec-Chaudières-Appalaches et Saguenay-Lac-St-Jean et aux associations étudiantes en ÉPS des universités de Montréal, Trois-Rivières, Québec et Chicoutimi : ESSAYEZ DE RÉCOLTER ET D'ENVOYER AUTANT DE LETTRES QUE NOUS.

Un grand merci à tous ceux qui ont déjà envoyé cette lettre et au Comité d'action ÉPS pour leur immense travail.

Olivier GIRONDIER
Président de l'Association des éducatrices et éducateurs physiques de l'Estrie

Nos plus récents appuis

Nous n'avions pas fait connaître nos deux plus récents appuis à nos démarches. Voilà! L'erreur est corrigée...

Nous comptons maintenant parmi nos partenaires du monde de la santé l'Association des pédiatres du Québec et l'Association québécoise des médecins du sport.

Mesdames et messieurs du gouvernement du Québec, qu'on se le dise:

"Cessons les professions de foi stériles et passons donc à l'action une fois pour toute!"

Le vendredi 23 janvier 2004

7h00 — Rencontre avec le ministre ce matin

Dans le cadre de sa rencontre avec le ministre Reid ce matin
LE COMITÉ D’ACTION ÉPS PROPOSE UN PLAN D’ACTION

Laval, le 23 janvier 2003 — Le Comité d’action ÉPS et quelques partenaires rencontrent aujourd’hui le ministre de l’Éducation à compter de 9h00 à son cabinet de Montréal. À cette occasion, les représentants de cette coalition, issus des milieux de la santé et de l’éducation, souhaitent obtenir du ministre Reid un engagement ferme quant à une éventuelle implication significative du MÉQ dans le dossier de la santé des jeunes.

Le comité profitera de cette rencontre pour proposer au ministre son « Plan d’action ÉPS ». Celui-ci vise à instaurer une « culture de la santé » chez les jeunes du Québec de manière à contrer les effets négatifs de la sédentarité et des mauvaises habitudes de vie sur leur bien-être actuel et leur santé future.

Ce plan d’action suggère la mise en place, d’ici septembre 2005, de dix mesures réparties en trois catégories distinctes :

1. les mesures d’impact direct et immédiat (assurant comme préalable incontournable une meilleure formation à la santé pour tous les jeunes du Québec);

2. les mesures d’appui et de renforcement (faisant en particulier la promotion de saines habitudes alimentaires et de loisir);

3. les mesures incitatives d’intégration (permettant entre autres aux jeunes de développer des habitudes de loisir actif à l’extérieur du temps de classe).

Fort de l’appui de ses nombreux partenaires, le Comité d’action ÉPS poursuit ses démarches afin de convaincre le gouvernement québécois de faire de la formation à la santé auprès des jeunes sa priorité pour 2004.

Source :
Yves Potvin
Porte-parole du Comité d’action ÉPS

14h00 — Première réaction

Le Comité d’action ÉPS rencontre le ministre Reid
LES DEUX PARTIES RESTENT SUR LEUR POSITION

Laval, le 23 janvier 2003 — Le ministre de l’Éducation ne compte pas imposer un minimum d’éducation physique et à la santé supérieur à une heure par semaine. C’est ce qui ressort d’un entretien de près de 90 minutes entre le ministre, le porte-parole du Comité d’action ÉPS et ses partenaires.

La rencontre d’aujourd’hui a néanmoins permis d’entendre M. Reid témoigner de son accord avec le principe d’augmenter le temps alloué à l’éducation physique sans néanmoins s’engager à émettre de directives précises dans ce dossier. Il préfère plutôt faire confiance aux conseils d’établissement qui, dit-il, sont tout à fait en mesure de faire un choix éclairé en la matière. Pour justifier sa position, il note que la volonté du gouvernement est justement de décentraliser les pouvoirs afin d’impliquer davantage chaque milieu dans les processus décisionnels.

« L’éducation ne dépend pas des caprices du ministre », a-t-il d’ailleurs lancé à ce sujet.

Le Comité d’action ÉPS ne partage évidemment pas ce point de vue et n’a pas manqué l’occasion d’en faire part au ministre. Le fait de ne pas fixer de balises précises, en matière de santé et d’éducation chez les jeunes, a pour effet de banaliser le message qu’on transmet aux familles du Québec. Cette absence de prise de position ferme du gouvernement, dans ce dossier, favorisera la mise sur pied de mesures locales, sans impact véritable sur l’ensemble du territoire québécois, en réponse à des problèmes de sédentarité, d’obésité et de mauvaises habitudes de vie qui, eux, continuent de gagner du terrain partout en Amérique.

Cette décision du ministre ne serait cependant pas encore définitive. Il compte en effet inviter de nouveau le comité à son cabinet, dans un avenir rapproché, pour poursuivre la discussion à ce sujet.

On peut consulter le dossier remis au ministre de l'Éducation par le Comité d'action ÉPS à partir de nos archives:

1. Notre "Plan d'action ÉPS";
2. notre argumentation en faveur de l'éducation physique;
3. une présentation du comité.

Source :
Yves Potvin
Porte-parole du Comité d’action ÉPS

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