Des améliorations
importantes
à l'enseignement

Jusqu'ici, les interventions des éducateurs physiques du primaire, de manière générale, se limitaient au simple cadre physique du gymnase de l'école. Il ne s'agit pas ici d'une critique sévère du système d'éducation mais bien d'un constat quelque peu douloureux (voir la page intitulée L'éducation physique et son problème d'image).

Par exemple, le régime pédagogique, au Québec, prévoit un total de 120 minutes d'éducation physique par semaine pour les jeunes du primaire. Et il n'existe sans doute plus personne osant nier les bienfaits de la pratique régulière d'activités physiques sur la santé physique et mentale de l'individu. Pourtant, plusieurs commissions scolaires n'allouent qu'une maigre période d'éducation physique à leurs élèves, du deuxième cycle en particulier, et parfois moins, d'où un illogisme flagrant.

La mission même de tout enseignant en ce domaine, au-delà de l'atteinte d'objectifs d'apprentissage précis, n'est-elle pas justement de tout mettre en oeuvre pour encourager sa clientèle à persévérer dans la pratique d'activités physiques de toutes sortes?

Devant ces faits, la mise en place de ce projet dans notre milieu a permis d'étendre de façon significative la portée des interventions de l'enseignant en éducation physique. Comme je le mentionnais plus tôt, le Programme sport éduc-actif doit être considéré comme le prolongement de l'enseignement de cette discipline à l'école.

Enseigner l'éducation physique, c'est un peu enseigner la vie dans l'art de se connaître, de bouger, d'interragir avec les autres et l'environnement. En ne se limitant qu'à une période de ce genre, de temps à autres, on coupe le pont, le lien entre la théorie et la pratique. En mettant sur pied ce projet, fort heureusement, nous avons fourni à nos élèves le cadre dont ils avaient besoin pour poursuivre leur évolution.



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