Au fil des semaines...

Le samedi 4 juillet 2015

Encore une étude!

Encore une autre étude, celle-là du CHU Sainte-Justine: "Du sport à la maternelle pour un meilleur apprentissage à l'école". Peut-être aviez-vous raté cet article du quotidien La Presse, édition du 2 juillet...

Un rappel à tous nos politiciens: tous les jeunes du préscolaire sont déjà "captifs" à l'école, ont droit à 30 petites minutes d'éducation physique par semaine, en moyenne, mais passent aussi 90 minutes (18 minutes par jour) à ne rien faire, ou presque, alors que leurs aînés sont en cours. Leur garantir plus d'éducation physique serait un geste démocratique simple à poser, peu importe leur revenu familial, leurs habiletés motrices ou l'intérêt de leurs parents. C'est tellement évident, trop sans doute.

Le lundi 22 juin 2015

Communiqué de presse

Triste bilan en matière de santé chez les jeunes
UN "E" PORTÉ AU BULLETIN DE NOTES
DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

En ce début de vacances scolaires, le Comité d’action ÉPS décerne un « E » au gouvernement du Québec, dans son bulletin de notes de fin d’année, pour son manque d’intérêt général pour la santé des jeunes.

Depuis son élection, le gouvernement Couillard aurait pu facilement mettre en œuvre, à de multiples occasions, bon nombre de mesures visant à appuyer la prévention en matière de santé chez les jeunes. C’est plutôt par une absence quasi totale d’implication de sa part qu’il s’est illustré jusqu’ici.

Premier faux pas. Avant même son arrivée au pouvoir, une pétition de plus de 10 000 signatures, réclamant un temps minimum obligatoire d’éducation physique et à la santé dans tous les établissements scolaires du Québec, avait été déposée à l’Assemblée nationale. Au cours de la campagne électorale qui a suivi, plutôt que de saisir la balle au bond, aucun engagement touchant de près ou de loin la santé des jeunes n’a été mis de l’avant.

Deuxième faux pas. Avant l’élection, le gouvernement précédent avait mené une grande consultation dans toutes les régions du Québec en vue de rédiger une Politique nationale du sport, du loisir et de l’activité physique. À l’époque, de l’aveu même du député responsable de ce dossier, la consultation avait mis en évidence une volonté populaire d’allouer davantage de temps à l’éducation physique à l’horaire des jeunes dans toutes les régions du Québec. Une fois élu, l’ex-ministre Bolduc s’était d’ailleurs engagé à poursuivre la rédaction de cette politique dont la publication a constamment été repoussée. Depuis l’arrivée d’un nouveau ministre de l’Éducation, le Gouvernement reste muet dans ce dossier.

Troisième faux pas. Au moment de son accession au pouvoir, le premier ministre Couillard s’était engagé à « former un gouvernement pour tous les Québécois. » Or, force est d’admettre aujourd’hui que l’intérêt des jeunes — la prévention en matière de santé tout particulièrement — semble bien loin des préoccupations du Gouvernement.

Quatrième faux pas. Au cours des derniers mois, nous avons adressé de nombreuses lettres à différents ministres et députés demandant des explications concernant le temps ridicule — généralement 30 minutes par semaine — accordé à l’éducation physique des enfants du préscolaire dans les écoles québécoises. Le bureau du premier ministre a alors fait suivre notre lettre au ministère de l’Éducation qui, sous la plume d’une fonctionnaire, nous répondait simplement qu’ « il est utile de préciser que l’éducation préscolaire se préoccupe du développement physique et moteur des jeunes. D’ailleurs, cet aspect constitue un des cinq domaines que l’enseignante doit travailler. »

En ces temps difficiles, où le gouvernement du Québec pose des gestes visant à assainir les finances publiques, le Comité d’action ÉPS rappelle que l’amélioration du bilan de santé de la population en général passe d’abord par la prévention, par l’acquisition de saines habitudes de vie, ce qui devrait inclure en priorité les jeunes de tous âges. La richesse première à protéger au Québec ne se trouve pas dans le Plan Nord, dans le pétrole d’Anticosti ou dans l’hydroélectricité. La plus grande richesse du Québec — son avenir aussi — c’est d’abord sa jeunesse.

Le Comité d’action ÉPS est formé de bénévoles qui militent depuis 15 ans pour la mise en place d’un ensemble de solutions favorables à l’acquisition de saines habitudes de vie chez les jeunes, en particulier en leur garantissant un temps minimum d’éducation physique tout au long de leur formation. De nombreux organismes officiels liés aux mondes de la santé et de l’éducation, de même que des municipalités, ont appuyé ses démarches. On peut consulter l’ensemble de ses propositions en cliquant ici.

Le samedi 25 avril 2015

L'art de ne rien dire...

Nous avons reçu cette lettre d'une représentante du ministère de l'Éducation, en réponse à notre missive au sujet du peu de temps alloué à l'éducation physique des enfants du préscolaire.

Dans l'art de ne rien dire, on doit avouer que le MÉLS frappe fort. "Il est utile de préciser que l'éducation préscolaire se préoccupe du développement physique et moteur des jeunes", peut-on tout de même y lire. Une bien belle phrase qui, en d'autres mots, signifie que le Ministère — représenté par une fonctionnaire et non un élu — considère avoir fait sa juste part.

La santé des tout-petits ne figure manifestement pas dans les cartons du gouvernement. De quoi être inquiet pour l'avenir de nos jeunes...

Le vendredi 27 mars 2015

Quelques réponses à nos lettres

Depuis le lancement de notre initiative visant à inciter la population à écrire à leur député, nous avons reçu plusieurs simples accusés de réception, mais aussi quelques lettres, plus significatives celles-là, fort peu convainquantes. On y parle généralement d'activité physique mais bien peu d'éducation physique... En voici des exemples.

Le 26 mars, en réaction à notre lettre adressée au Dr Gaétan Barrette, ministre de la santé, M. Horacio Arruda, directeur national de santé publique et sous-ministre adjoint, nous faisait parvenir cette réponse que nous avons déposée dans nos archives.

Réponse du cabinet du premier ministre

La veille, le cabinet du premier ministre Couillard nous transmettait également une réaction écrite à nos propos concernant les jeunes du préscolaire. On peut aussi la télécharger à partir de nos archives.

Réponse du député Guy Ouellette

Le 26 février, l'attachée politique de M. Guy Ouellette, député libéral de Chomedey, nous écrivait ceci:

"Au nom de Guy Ouellette, député de Chomedey, j’accuse réception de votre courriel envoyé le 12 février de l’année courante concernant la santé des jeunes du préscolaire.

Je tiens à vous remercier d’avoir pris le temps de nous faire part de vos préoccupations et de sensibiliser M. Ouellette au sujet du développement des enfants au préscolaire. Soyez assurée que votre lettre a été portée à la connaissance du député, qui apprécie connaître l’opinion des citoyens. Elle a également été transférée au cabinet du ministre de l’éducation, qui m’informe que le cabinet est très sensibilisé à ce que vous rapportez. Leur proposition est de publier une politique québécoise du sport, du loisir et de l'activité physique dans les prochains mois. Cette politique proposera des éléments qui toucheront les jeunes et les moins jeunes.

"Nous demeurons à votre disposition pour vous fournir tout autre renseignement utile.

"Je vous prie de recevoir, monsieur Potvin, l’expression de mes sentiments les plus distingués."


Mme Rémi Alwan
Attachée politique

Réponse du député Sylvain Pagé

Par ailleurs, le député péquiste de Labelle, M. Sylvain Pagé, nous a aussi transmis cette réponse:

"Comme vous le savez peut-être, au cours des 18 mois où nous étions au gouvernement, nous avions un grand objectif qui avait été annoncé par la Première ministre, soit que la nation québécoise devienne l'une des plus en forme au monde d'ici 10 ans.

Étant donné que j'étais l'auteur de cette proposition, Mme Marois m'avait donné le magnifique mandat de préparer et travailler à la prochaine politique nationale du Sport, Loisir et Activité physique qui devait nous mener à ce bel objectif.

"J'ai donc parcouru toutes les régions du Québec au cours de 2013, entendu des centaines de propositions et rencontré de nombreux partenaires et experts afin d'en arriver à déposer ce grand projet de société. Nous avions quasiment complété le travail au printemps 2014 quand les élections ont été déclenchées. Vous connaissez la suite...

Or, après l'élection, j'ai questionné en juin 2014 le ministre Yves Bolduc, responsable du dossier, sur ses intentions à l'égard de la Politique. Le ministre s'est empressé de féliciter notre travail, il a dit qu'il partageait notre grand objectif et il a promis de déposer la Politique pour l'automne 2014. Nous arrivons au printemps 2015 et après maintes questions à ce sujet, nous attendons encore. Malheureusement!

"Si cette Politique reprend où nous souhaitions aller, il y aurait une très grande place pour l'activité physique à l'école. Notre plan d'action irait exactement dans le sens que nous le souhaitez. Espérons donc que le ministre passera de la parole aux actes. Le travail est fait, n'y manque que la volonté...

"Cordiales salutations,"


Sylvain Pagé
Député de Labelle
Président du caucus de la région des Laurentides
Porte-parole en matière de Saines habitudes de vie, Sport, Loisir et Lois professionnelles
Président du caucus de l'Opposition officielle

Et de votre côté?!

Nous aimerions savoir si des élus ont répondu à vos lettres! Si tel est le cas, n'hésitez pas à nous aire part de leurs commentaires... Le sujet nous intéresse!

Le mercredi 11 février 2015

Peu d'éducation physique au préscolaire

UN COURRIEL AUX DÉPUTÉS
POUR DES "P'TITS COEURS" À DÉVELOPPER!

Veuillez s.v.p. partager avec vos contacts sur les réseaux sociaux. Au nom des enfants, MERCI!

On ne parle plus que de dollars au Québec par les temps qui courent. Tout semble se monnayer tandis que les grands enjeux sociaux, eux, perdent de leur lustre aux yeux des décideurs.

Dans les jours précédant la Saint-Valentin, l'idée nous est venue d'inciter les citoyens du Québec, qui partagent nos préoccupations à l'égard de la santé des jeunes, à envoyer un courriel aux députés de l'Assemblée nationale afin de les sensibiliser au fait que nos « p'tits cœurs », les tout-petits de 5 ans du préscolaire, n'ont toujours pas droit à une formation décente en éducation physique et à la santé.

Si le cœur vous en dit, la façon de vous impliquer est simple. Il vous suffit de copier et coller le texte qui suit dans un message que vous pourrez adresser au(x) député(s) de votre choix, sans oublier le Premier ministre et ses ministres de la Santé, de l'Éducation et de la Famille. Vous trouverez d'ailleurs les coordonnées de la plupart d'entre eux à cette
adresse.

Pour joindre le Premier ministre, il vous faudra plutôt accéder à cette page et compléter un formulaire.

On ne parle plus de santé des jeunes alors que la conjoncture actuelle nous presse d'agir. N'hésitez donc pas à relayer ou partager ce message à tous vos contacts. C'est pour une bonne cause.

Proposition de texte à adresser à votre député

Madame,
Monsieur,

Les enfants de 5 ans, qui fréquentent pour la première fois une école publique, ne prennent pas tous le départ avec une chance égale de réussite. Alors qu’il est devenu possible pour leurs « aînés » du primaire, depuis le milieu des années 2000, de bénéficier d’un minimum de deux heures d’éducation physique par semaine — bien qu’il existe toujours un nombre important d’écoles récalcitrantes — le ministère de l’Éducation n’a toujours pas émis la moindre directive à ce sujet pour le préscolaire.

L’injustice est flagrante. Nombreux, en effet, sont les enfants qui font leurs premiers pas dans le monde scolaire avec déjà un retard important dans leur développement moteur et social. Pendant 30 petites minutes par semaine en moyenne, parfois moins, des enseignants tentent donc de leur apprendre à jouer prudemment, à différencier leur main droite de la gauche, à partager le ballon avec un autre enfant plutôt que de le lui arracher des mains, à franchir des obstacles dans le respect de leurs limites et des autres qui les entourent, à grimper, rouler, sauter, etc.

Ces enfants, pour qui tout est à apprendre, qui fréquentent les mêmes écoles et montent à bord des mêmes autobus scolaires, passent très exactement 18 minutes par jour à ne rien faire, ou presque, pendant que leurs aînés sont en cours. Parfois, on étire quelque peu la période du dîner avec eux. Parfois, on les garde bien sagement assis en classe en attendant le retour de leur enseignante. Parfois aussi, pour ceux qui ont de la veine, on les supervise dans une quelconque activité de dessin ou de bricolage. Une chose est sûre: il est grand temps de rétablir une certaine justice en éducation en permettant à tous les jeunes, même aux tout-petits, de profiter des bienfaits de l'éducation physique sur leur développement, leur bien-être et leur santé future.

Je souhaiterais donc savoir dans quelle mesure vous comptez vous impliquer dans ce dossier afin de convaincre vos collègues de l'Assemblée nationale d'agir enfin en faveur de ces jeunes qui, faut-il le rappeler, ne forment pas une sous-catégorie d'enfants mais bien une richesse collective à préserver, parce que c'est de notre avenir dont il est question.

Veuillez agréer mes salutations distinguées.


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