Que peut-on y faire?...Dans l'intérêt des jeunes!

Deux heures obligatoires d’éducation physique
dès septembre 2006 au primaire?

PLUSIEURS ÉTABLISSEMENTS ET COMMISSIONS SCOLAIRES ONT L'INTENTION D'EXPLOITER
UNE « BRÈCHE » DANS LE RÉGIME PÉDAGOGIQUE...


Nous avons appris récemment, sans grand étonnement, que certaines commissions scolaires du Québec suggèrent aux directions de leurs établissements de ne pas tenir compte du régime pédagogique qui sera en vigueur à partir de septembre 2006.


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Si l'ajout d'une heure et demie de temps de classe pour des matières enseignées par des spécialistes n'est pas remis en question, on propose néanmoins aux écoles des territoires concernés de combler des lacunes rencontrées dans diverses matières sans nécessairement privilégier l'éducation physique et à la santé qui bénéficie pourtant d'un temps d'enseignement hebdomadaire maintenant reconnu de deux heures.

Or, c'est justement sur ce temps "indicatif, et non prescriptif", alloué par le ministère de l'Éducation qu'on interprète le régime pédagogique. Dans l'esprit des administrateurs de ces commissions scolaires, nul n'a l'obligation de se conformer au régime pédagogique parce qu'un temps indicatif n'est qu'une suggestion et non une obligation en soi, ce qui, dans les faits, est véridique. À l'heure actuelle, les seules matières pour lesquelles du temps "prescriptif" a été alloué se retrouvent au secteur secondaire, en formation professionnelle.

Nous savons pourtant, pour en avoir discuté en personne avec le ministre Fournier, en octobre dernier, que son intention était bien de garantir un minimum de deux heures d'ÉPS à tous les jeunes du primaire. Il aura malheureusement laissé paraître une brèche dans le régime dont certains voudront profiter sans tarder. Et lorsqu'on accorde un privilège à un conseil d'établissement, il est difficile de le lui retirer l'année suivante, d'autant plus que des spécialistes supplémentaires, dans différentes matières, auront déjà été embauchés...

Il est donc crucial pour le ministère d'agir immédiatement avant que des interventions de ce type ne se propagent un peu partout, dans toutes les régions du Québec. On risquerait alors de se retrouver avec une mesure, initialement d'envergure provinciale, qui ne produirait que des effets partiels, ici et là, auprès de clientèles ciblées par les conseils d'établissement.

C'est donc pour défendre cette mesure, s'il en est encore temps, que nous serons au cabinet du ministre dès le retour du congé des fêtes. D'ici là, vous nous rendriez un énorme service en nous signalant toute entorse au régime pédagogique dont vous seriez témoins dans les différentes régions du Québec afin que nous puissions en faire part à notre tour aux autorités compétentes.

On peut prendre connaissance des démarches des dernières années du Comité d'action ÉPS en cliquant ici.

Entrez!