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Pour mieux illustrer l'état de la situation en ce qui a trait aux pratiques et habitudes de vie des jeunes, nous vous proposons de consulter les quelques statistiques suivantes publiées par trois organismes partenaires (1). Les chiffres parlent d'eux-mêmes...
(1) Les jeunes et l'activité physique. Situation préoccupante ou alarmante? Kino-Québec, Fédération des éducatrices et éducateurs physiques enseignants du Québec (FÉÉPEQ), Fédération québécoise du sport étudiant (FQSÉ). L'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie (ICRCP) publie aussi chaque année, dans son site Web, des données récentes en ce qui concerne l'activité physique des Canadiens en tenant compte de leur province d'origine. Les données qui suivent, extraites de leur site, s'inscrivent tout à fait dans la lignée des précédentes (2).
(2) Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie (ICRCP). Le Sondage indicateur de l'activité en 2000 au Québec. Dans son édition du dimanche 18 novembre 2001, le quotidien La Presse publiait les résultats d'une enquête sociale menée au Québec en 1999 faisant ressortir certaines caractéristiques des jeunes Québécois de 9, 13 et 16 ans (3):
(3) Quotidien La Presse. Édition du dimanche 18 novembre 2001. Cahier C. Allard, Marie. En santé les jeunes Québécois? Page C1 et C2. Les jeunes Québécois décortiqués. Page C5. Rappelons que l'essence même de notre démarche vise particulièrement à transmettre aux élèves, le plus efficacement possible, de saines habitudes de vie qu'ils pourront ensuite intégrer dans leur vie adulte. À ce titre, il est intéressant de noter qu'"au Canada, on évalue que l'influence de l'activité physique sur la diminution des frais de santé reliés aux maladies coronariennes seulement, permettrait d'économiser 41 M $ si on augmentait de 3% la pratique de l'activité physique [.] et de 137 M $ si cette hausse se situait à 10% (4)." (4) Larouche, R. (1995). Un peuple moins sédentaire et en meilleure santé à travers l'éducation physique et la vie active. Document de support au mémoire présenté à la commission des États Généraux sur l'éducation au Québec. Sainte-Foy, Éditions l'Impulsion. Page 26.
S'il est le contexte actuel ne permet pas aux conseils d'établissement de décider d'une augmentation significative du temps accordé à l'enseignement de l'éducation physique dans leurs écoles, il semble bien que d'autres provinces ou pays aient pourtant réussi à le faire... Le quotidien La Presse publiait en septembre 2001 les données qui suivent (5):
(5) Quotidien La Presse. Édition du dimanche 30 septembre 2001. Cahier C. Lavigueur, Josée. Les enfants, ça bouge pas trop! Page C4. Nous avons d'ailleurs reçu nous-mêmes des témoignages de gens oeuvrant à l'extérieur de la province, voire du pays, qui appuient ces chiffres... En septembre 2001, Edna Tchicot, chef de service de l'EPS au ministère de l'Éducation nationale du Gabon (Afrique) nous écrivait: "Notre syndicat (SNEEPS) s'est battu fort à faire obtenir 2 de coefficient en EPS aux examens et concours du M.E.N. (...) J'ai aussi la joie de vous annoncer que nous avons réussi à augmenter notre horaire de cours à 3 heures par classe par semaine et rendre l'EPS obligatoire à tous les niveaux, toute une réforme a été mise en place et récoltons les fruits doucement mais sûrement (...)." Elle poursuit plus loin: "Au primaire, ils ont droit à 2 heures et demi très exactement par semaine, c'est-à-dire 30 minutes par jour, et en plus initiation sportive le mercredi après midi (l'initiation n'est pas obligatoire contrairement à l'EPS)." Pour sa part, Jean Doyon (BEd, MSc, BSc), éducateur physique en Alberta, écrivait: "Pas besoin d'aller si loin pour constater le fossé que le Québec est en train de creuser. Je suis un enseignant en éducation physique en Alberta. J'ai gradué au Québec mais ai dû "m'exporter" pour cause de manque d'emplois dans notre belle province... Ici (à mon école) les étudiants de l'élémentaire (1ère à 6ième année) ont tous droit à une période quotidienne d'éducation physique pour un total de 2.75 hres/sem. sans compter les activités extra-scolaires (...)." ![]() ![]() |