Un spectacle en cinq tableaux

Troisième tableau: L'attaque

Description de la scène

Profitant de l'inattention de leur mère, les canetons s'offrent une première balade seuls. Ils sont heureux, sautent et dansent de joie.

Tout à coup, s'en prévenir, une bande de corbeaux apparaît sur les lieux avec la volonté manifeste de s'en prendre à eux.

Après avoir tenté en vain de déguerpir, les canetons doivent se rendre à l'évidence: ils devront engager le combat!

La lutte est inégale; les corbeaux, plus forts, plus âgés, ont tôt fait de prendre le dessus. Les pauvres canetons se feront rapidement clouer au sol.

Les corbeaux, fiers de leur victoire, s'en retournent ensuite, laissant leurs victimes passablement amochées. La cane, qui cherchait désespérément ses enfants, les retrouvent allongés par terre. Elle s'affaire alors à les consoler et à panser leurs plaies.

Précisions physiques et techniques

Les canetons s'offrent une balade...

Les canetons se déplacent d'un pas décidé, sous une musique rythmée (un peu le genre de musique qui incite l'auditoire à frapper dans ses mains...). Il serait intéressant ici de disposer de jeux de lumières accentuant les différentes actions exécutées simultanément par les canetons.

On peut alors parler d'une petite chorégraphie puisque tout le monde doit suivre un modèle pré-établi avec minutie, un peu comme en nage synchronisée. Il y aura fort à faire pour parfaire cette partie du spectacle puisque l'effet visuel n'est plus le même lorsque quelques figurants n'arrivent pas à synchroniser leurs actions à celles des autres.

Cette partie fait davantage référence à la danse que les autres. Les postures, actions et déplacements sont plus gracieux, sans liens apparents avec la gymnastique.

...une bande de corbeaux apparaît...

La musique rythmée s'arrête subitement. Entrent en scène les corbeaux, sous un extrait musical plus lent et agressif. Important, on doit compter le même nombre de corbeaux que de canetons.

Après avoir démontré leur état d'âme, les corbeaux finissent par encercler les canetons, morts de peur, qui n'ont aucune issue pour s'enfuir.

Les corbeaux continuent d'avancer vers eux, lentement. Dans un ultime effort, les canetons tentent de foncer vers les agresseurs mais sont vite repoussés.

...ils devront engager le combat...

Les canetons sont empoignés par les corbeaux. La bagarre éclate.

Il serait trop facile de simplement simuler une bagarre idiote. Par contre, l'idée de prévoir une mini-chorégraphie comportant des actions empruntées aux sports de combat, mais à des vitesses nettement inférieures, et le tout synchronisé, serait fort intéressante.

À cette étape-ci, les habiletés de chacun en gymnastique peuvent être favorablement mises à contribution. Par exemple, après une feinte de frappe venant d'un corbeau, le caneton concerné peut tomber par derrière en exécutant une roulade arrière se terminant en position debout.

Pour obtenir un effet sensationnel dans votre auditoire (et pour cacher quelque peu les défauts dans votre mini-chorégraphie!), l'usage d'un stroboscope comme seul outil d'éclairage serait particulièrement apprécié.

À la fin du combat, les canetons exécutent une roulade arrière puis se laissent tout simplement tomber sur le dos, après la roulade, au lieu de demeurer en position debout. Les corbeaux quittent alors les lieux.

...la cane les retrouve...

Une faible musique se fait entendre avec le retour en scène de la cane. Elle va d'une caneton à l'autre, avec douceur et tristesse, pour s'assurer que tout va bien.

Lentement, elle prend place au centre de la scène et s'agenouille; ses petits viennent l'y rejoindre. La lumière s'éteint.



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