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Les élèves reçoivent leur feuillet de marche qui sera utilisé pour toutes les sorties à venir avec le groupe.Après avoir dressé un bref rappel des notions abordées en classe, l'enseignant questionne les élèves sur l'utilité pour un sportif de savoir prendre son pouls."Vous avez probablement tous déjà consulté un médecin à un moment ou à un autre pour un quelconque problème de santé, ou tout simplement pour une visite de routine. L'infirmière sur place, parfois le médecin lui-même, calcule votre fréquence cardiaque (votre pouls) systématiquement. Quelqu'un aurait-il une idée des motifs du médecin ou de l'infirmière?" Les élèves expriment leur opinion. L'enseignant en profite pour dresser un parallèle avec les ambulanciers, voire les pompiers, se déplaçant sur les lieux d'un accident. "Mais on peut également utiliser son pouls afin d'obtenir des informations pour d'autres raisons. Vous est-il déjà arrivé de voir un marcheur ou un coureur prendre son pouls pendant son activité? Quelqu'un a-t-il une idée de l'utilité de le faire?" De nouveau, l'enseignant laisse les élèves répondre et précise certains points plus nébuleux. Au fil de la discusison, il précise finalement que...
"Nous allons donc maintenant prendre notre pouls. Qui pourrait nous faire connaître les endroits sur lesquels il peut être relativement facile de ressentir les battements cardiaques sur notre corps?" Les élèves répondent généralement avec assez de facilité. "En fait, le pouls d'un sujet peut être ressentis en plusieurs endroits sur le corps, mais trois endroits en particulier demeurent plus "accessibles" et pratiques pour un sportif. Pour ce faire, on applique l'index et le majeur à l'endroit choisi et on calcule les battements cardiaques sur une courte période, par exemple pendant 15 secondes. Mais attention, puisque le pouls d'un sujet doit être calculé sur un laps de temps d'une minute (ou 60 secondes), il te faudra ensuite multiplier ton résultat par quatre afin de le convertir." Les parties du corps où l'on peut ressentir le pouls sont présentées dans le tableau suivant...
Pour prendre son pouls, il suffit donc d'appliquer l'index et le majeur sur l'un des endroits suivants:
"Nous allons calculer notre pouls au repos. À vrai dire, il ne s'agira pas exactement d'un pouls au repos puisque nous avons tous fait un quelconque effort physique au cours des derniers instants. Certains ont beaucoup bougé, d'autres peu, d'autres se sentent peut-être un peu tendus pour toutes sortes de raisons. Bref, il existent de nombreuses raisons qui font en sorte que le pouls au repos que nous allons prendre dans les secondes qui viennent n'en est pas réellement un. Pour obtenir un pouls au repos plus fidèle à la réalité, il vous faudrait par exemple calculer vos battements cardiaques dans votre lit, dès votre réveil le matin. "Quoi qu'il en soit, simplement pour nous familiariser avec le pouls, nous allons tout de même le prendre! Cherchez votre pouls à l'un des trois endroits que nous venons d'identifier..."
Les élèves cherchent leur pouls. L'enseignant, chronomètre en main, calcule une période de 15 secondes. Les élèves devront donc multiplier par quatre leur résultat et l'inscrire à la page 4 du feuillet, à la ligne 1, dans la première portion de la case "Fc". Certains auront du mal à ressentir leur pouls. Il faudra inévitablement recommencer une deuxième fois, et parfois même une troisième.L'enseignant demande ensuite à deux élèves de révéler au groupe leur résultat. Pour s'assurer de bien être compris, il prend soin de choisir deux jeunes aux caractéristiques différentes (par exemple un élève habituellement très posé et un autre plus "moteur"). "Dorothée a obtenu un pouls de 76 bpm alors que celui de Nicolas est à 92 bpm. Est-ce à dire que Dorothée est en meilleure forme que Nicolas? En moins bonne condition physique? En meilleure santé? Etc.?" Les élèves tentent de dresser quelques hypothèses. L'intention de l'enseignant est simplement de démontrer que le pouls, dans ce cas-ci, est un peu à l'image d'une photographie prise du coeur, à un moment précis, pour illustrer le travail qu'il fait. "Il est possible que Dorothée ait été plutôt calme au cours des dernières minutes, ce qui fait que son pouls est plus bas que celui de Nicolas qui, probablement, s'est davantage agité. Il suffit de peu pour influencer à la hausse nos battements cardiaques. Levez-vous. Lorsque je dirai "allez!" vous agiterez vos bras pendant quelques instants, juste pour comparer... "Maintenant, cherchez votre pouls. Que remarquez-vous?" Le pouls de chacun aura évidemment augmenté sensiblement. :) Pour les élèves plus habiles à prendre leur pouls, il peut également être intéressant de leur faire calculer celui d'un(e) partenaire, et de comparer le résultat obtenu avec celui que le partenaire lui-même avait calculé.
L'usage d'un podomètre n'est pas obligatoire dans pareille situation. Néanmoins, si votre budget vous le permet, l'idée de doter votre école d'un tel accessoire (une trentaine) vous permettra d'ajouter des arguments plus concrets à vos échanges avec les élèves. On peut se procurer des podomètres de qualité respectable dans toutes les boutiques de sports à environ 10.00$ l'unité. Pour que le podomètre fonctionne bien, il est toutefois nécessaire de le fixer à la taille (ceinture), à l'horizontal et non incliné, et d'éviter de le manipuler une fois la marche en branle. Puisqu'il fonctionne à l'aide d'un pendule qui se déplace de haut en bas, un podomètre placé en oblique à la taille offrira des résultats erronés puisque certains pas ne seront pas comptabilisés. Vous pouvez prévoir que plusieurs élèves auront envie de "jouer" un peu avec leur podomètre (courir sur place, sauter, l'agiter de la main, etc.). Vous pourriez donc prévoir quelques instants d'initiation non officielle pendant lesquels les élèves pourront s'amuser un peu... ;)
C'est le grand départ! Vos élèves ont pris leur pouls, bien fixé leur podomètre à la taille. Ils sont bien chaussés, bien vêtus, ont prévu d'apporter avec eux une gourde, etc. Il vous faut maintenant choisir un parcours stimulant... et sécuritaire. Pour l'avoir expérimenté, nous vous conseillons d'emprunter un parcours de moins de deux kilomètres pour votre première sortie en groupe. Après quelques minutes de marche, vous constaterez en effet que plusieurs élèves ont pour ainsi dire perdu l'habitude de marcher avec les années (eh oui! C'est bien triste!). Le circuit en boucle, à l'intérieur de la cour d'école ou de votre environnement immédiat, a pour net avantage qu'il vous permettra de mesurer vos distances très facilement, d'observer tous les jeunes en action, et même de vous permettre de ne pas marcher avec vos élèves (ce qui serait tout de même dommage!)... Il devient cependant très vite une source d'ennui aux yeux des jeunes. Le circuit de quartier, lui, permettra au contraire de varier le paysage et à certains jeunes de faire voir leur résidence familiale à leurs camarades de classe, et parfois même de varier le degré de difficulté du parcours (distances, pentes, etc.). MAIS il y a un "mais"! Dans un tel type de parcours, vous partagerez en effet la route avec tous les citoyens, c'est-à-dire également avec les automobilistes. Si vous faites partie de ces éducateurs physiques engagés qui offrent si gentiment un lieu de stage aux étudiants universitaires en ÉPS, vous aurez deviné que l'idée de placer un adulte en début et en fin de peloton s'avère la meilleure solution. S'il n'y a pas de stagiaire avec vous, nous ne saurions trop vous conseiller de recourir aux services d'un parent ou d'un adulte bénévole. Votre direction d'école peut-être? ;) À notre avis, dans vos déplacements avec un groupe d'élèves, les quelques mesures de sécurité suivantes devraient être suivies à la lettre:
Une fois de retour, les élèves cherchent immédiatement leur pouls. Au signal de l'enseignant, ils calculent leurs battements cardiaques pendant 15 secondes, total qu'ils devront une fois de plus multiplier par quatre pour obtenir leur pouls à la minute. Une fois en classe, ils inscrivent à la ligne 1 de la page 4 du feuillet les informations requises, c'est-à-dire...
Dans la case du "bonhomme sourire", chacun trace la bouche du bonhomme décrivant le mieux la sensation ressentie à l'arrivée: un "sourire" pour une agréable sensation, une bouche "neutre" pour une sensation de fatigue moyenne et une bouche "triste" pour une sensation de grande fatigue. Environ cinq minutes plus tard, chaque élève calcule de nouveau son pouls et note son résultat dans la case "Fc + 5". Il peut constater ainsi que le coeur récupère très rapidement dès la fin d'une activité.
Le podomètre ne réfléchit pas! Il ne fait que rapporter objectivement un résultat, le nombre de pas d'un sujet, par un nombre quelconque. Plusieurs élèves voudront déjouer le podomètre par exemple en l'agitant de la main. Il est donc important de leur préciser que le fait de se mentir ainsi à eux-mêmes ne pénalise personne... sauf eux-mêmes! Il leur devient alors impossible de comparer leurs résultats, leur progression, au fil des sorties. De ce fait, ils ne deviennent que des exécutants et pourront difficilement utiliser leurs expériences pour se donner de nouveaux défis. Ils se privent du même coup d'un excellent stimulant dans un programme de mise en forme basé sur la marche. Si le temps vous le permet, il serait intéressant, avant de quitter vos élèves, de lire avec eux les pages 2 et 3 du feuillet (au pire, remettez cela au début du cours suivant...).Vous aurez là une belle occasion de discuter de la faisabilité d'un programme de (re)mise en forme axé sur la marche. Vous pourrez également transmettre aux jeunes quelques chiffres intéressants quant au nombre de pas recommandés quotidiennement chez les jeunes et les adultes... ![]() ![]() |