Esprit sportif...
Que feriez-vous?

Pendant vos cours d'éducation physique, votre éducateur physique vous parle continuellement d'esprit sportif, du respect des partenaires et des opposants. Voici l'opinion de quelques lecteurs au sujet des situations qui suivent.


Vous participez à un cross-country (course de longue distance en terrain accidenté, en forêt par exemple). Vous êtes deuxième. Subitement, celui qui vous devance se blesse gravement à la cheville. Que feriez-vous?



Le 15 février 2011, Yasmine Desrochers, 10 ans, de Leclercville (Québec, nous écrivait: "Moi, pour aider cette personne, je m'arrêterais pour la réconforter et je lui dirais que je vais chercher une personne. Aussi pour finir ma course."

Mathieu Delisle (15 ans), de Saint-Bruno au Québec, ferait ceci: "Je m'arrêterais et je l'aiderais à marcher jusqu'à la ligne d'arrivée même si je peux perdre la course."

De Laval, Guillaume Brosseau (10 ans) nous répond: "J'appellerais une ambulance pour ne pas qu'il souffre."

Andréanne Jalbert Laramée (10 ans) de Chomedey Laval, au Québec nous dit ce qui suit: "J'accours l'aider et si l'état est grave je l'aide même si je vais perdre."

Josée-Anne Grenier (13 ans) et Marie-Ève Valiquette (12 ans), de Laval, au Québec, nous disent ceci: "Je l'aide à se relever, je me renseigne sur son état de santé et je poursuis ma route."

Grégoire Hugues, un éducateur physique toujours jeune de la Belgique, nous dit simplement ceci: "Je m'arrête et j'aide le pauvre et sa cheville."

Émilie Aubut et Catherine Meloche, de Laval, m'écrivent: "Nous lui demanderions si elle est capable de se lever et si elle est correcte. Si elle a besoin d'aide, nous la ramènerions sur le côté de la piste et appellerions les secours. Après, nous continuerions la course."

Olivier Mignault, de Laval, me répond ceci: "J'aurais demandé à la personne si elle va bien. Sinon, j'aurais demandé de l'aide à quelqu'un."

Donavan Nguon, de Laval, dit ce qui suit: "Je lui demanderais s'il va bien. Si non, je l'aiderais à rejoindre un surveillant. Après, je continuerais à faire la course."

Un ami internaute, Guy Leroy, médecin Français, me dit ceci: "Je m'arrête et examine sommairement la cheville de mon ami. Si rien n'urge, je gagne la course. Si le problème est sérieux, ma conscience professionnelle me guidera et j'aide le malheureux."

Éric et Julie Sauvageau, de Laval, me répondent: "Je l'aide à se relever et s'il n'est pas capable de continuer, je demande de l'aide."

Andréa Dupuis et Mélissa Rioux, de Laval, répondent ce qui suit: "On termine la course puis nous allons avertir un adulte de l'accident."

Jean-François Gagnon, de Laval, me donne la réponse suivante: "Je m'arrête et lui demande s'il a mal. Si oui, je vais avertir un adulte. Si non, je continue la course."

Amélie Henri, de Laval, m'écrit: "Je lui demanderais si elle est correcte, et si elle n'était pas correcte, j'avertirais mon prof d'éduc (Yves Potvin) dès que je le verrais."

Jessica Miele, de Laval, répond ceci: "Je m'arrêterais pour véfifier s'il n'a rien de cassé et je l'aiderais à se relever tout en demandant de l'aide d'une personne responsable. Puis, je continuerais la course."

Une élève, Stéphanie Ouellet, de Laval m'écrit: "J'arrêterais pour l'aider. Je continuerais ensuite le cross-country si la course n'est pas finie."

Marie-Claude Gagné, une élève de Laval, répond: "Je m'arrêterais pour voir s'il est correct. S'il a trop mal à sa cheville, je serais prête à arrêter la course pour l'aider et pour aller chercher du secours. Pour moi, ce n'est pas de gagner qui compte, mais d'avoir participé au cross-country."

Un jeune de 15 ans, Cyril, de France, me dit ceci: "N'ayant jamais gagné une course, si pour une fois je pouvais en gagner une, je ferais semblant de ne rien voir..."

Laetitia, 8 ans, qui demeure en Picardie, en France, répond: "Je lui demande si cela va et je le signale à un responsable."

Guillaume, 10 ans, lui aussi de Picardie, dit ceci: "J'irais au bout de la course et le signalerais à un responsable."

Un autre Guillaume, 18 ans, aussi de Picardie, en France, m'envoie cette réponse: "Je l'aide à se relever ou je préviens le groupe organisateur de l'épreuve."

Jean-François Perreault, 11 ans, de St-Léonard, au Québec, répond: "Je m'arrêterais et je l'aiderais. Je l'emmènerais à l'infirmerie."

Marie-Pier Tremblay, de Jonquière (Saguenay), au Québec, nous dit: "Je continuerais ma course."

François Lefebvre, de Loretteville, au Québec, nous envoie cette réponse: "Je m'arrête pour évaluer la situation, et de toute façon la course n'en est pas une de performance, le but n'étant pas de gagner mais d'améliorer ma forme physique générale."


Vous participez à un match de soccer. Vous marquez un but après avoir touché le ballon de la main, mais l'arbitre ne vous a pas vu... Que feriez-vous?



De Chomedey Laval, au Québec, Marie-Ève Pharand (10 ans) ferait ce qui suit: "Je dirais à l'arbitre que j'ai touché le ballon avec ma main avant de compter le but."

Marie-Ève Valiquette, 12 ans, et Josée-Anne Grenier, 13 ans, toutes deux de Laval, répondent: "Je serais honnête et j'rais voir l'arbitre dès la pause."

De Saint-Hubert, au Québec, Diego, 10 ans, nous répond ceci: "Je respecte les décisions de l'arbitre."

Émilie Aubut et Catherine Meloche, de Laval, répondent ceci: "Nous laisserions le match continuer comme ça. À la fin, nous irions voir l'arbitre et l'autre équipe et nous leur dirions de nous enlever un point car le but ne compte pas."

La réponse d'Olivier Mignault, de Laval, est la suivante: "Moi, je l'aurais tout de suite dit si j'avais marqué un but avec mes mains. Après tout, ce n'est qu'un jeu..."

Donavan Nguon, de Laval, répond: "J'aurais averti l'arbitre que j'ai touché le ballon avec mes mains, et le match continuerait..."

Un ami internaute, Guy Leroy, médecin Français, répond: "Je ne dis rien après avoir marqué ce but... L'arbitre n'a qu'à être vigilant!"

Mes élèves Éric et Julie Sauvageau, de Laval, répondent ceci: "Je vais dire à l'arbitre que j'ai touché le ballon (de la main) avant de faire le but."

Claudia St-Jacques et Katherine Dupuis, de Laval, émettent le commentaire suivant: "Pour être honnêtes, ce n'est pas notre problème si l'arbitre ne nous a pas vues."

Amélie Henri, une élève de Laval, me dit: "J'arrêterais tout de suite de jouer car je serais trop gênée de faire cela!"

Kévin Volckaert et Maxime DeMarinis, de Laval, répondent: "Je ne dis rien à l'arbitre et le but est accordé."

Une de mes élèves, Jessica Miele, de Laval, dit ceci: "J'avertirais l'arbitre que le but n'est pas bon, même si nous aurions pu gagner la partie."

Marie-Claude Gagné, de Laval, répond ceci: "J'irais voir l'arbitre pour lui dire que j'ai touché le ballon avec ma main. Si je ne le disais pas, je me sentirais mal tout au long de la partie..."

Un certain Cyril âgé de 15 ans, de cette belle France, répond: "Je ne lui dirais rien; il devait faire attention."

Guillaume, 10 ans, et Laetitia, 8 ans, tous deux de la région de Picardie, en France, disent ceci: "Nous le signalerions à l'arbitre."

Un autre internaute prénommé Guillaume, 18 ans, encore de la région de Picardie, répond: "J'indique à l'arbitre la faute que je viens de commettre."

Un correspondant de St-Léonard, au Québec, Jean-François Perreault, 11 ans, dit ceci: "Je ne dirais rien!"

Une résidente du Saguenay, au Québec, Marie-Pier Tremblay, de Jonquière ferait ceci: "Je dirais à l'arbitre que ma main avait touché le ballon avant que je marque."



Vous avez disputé une partie de tennis contre un adversaire qui s'est moqué de vous pendant un long moment. Finalement, vous perdez ce match... Que feriez-vous?



Josée-Anne Grenier (13 ans) et son amie Marie-Ève Valiquette (12 ans) de Laval, au Québec, répondent: "À la fin de la partie, j'irais le féliciter pour sa performance et j'ignorerais ses moqueries de mauvais goût."

La réponse d'Émilie Aubut et Catherine Meloche, de Laval: "Nous irions voir le joueur et lui dirions qu'il a bien joué, mais que ce n'était pas nécessaire de se moquer de nous."

Pour sa part, Olivier Mignault, de Laval, ferait ce qui suit: "Moi, j'irais le voir pour lui dire qu'il a bien joué, mais que ce n'est pas une raison pour se moquer de moi."

Donavan Nguon, de Laval, réagirait ainsi: "J'irais le voir pour le féliciter mais je lui dirais que ce n'est pas une raison de se moquer de moi pendant tout le match."

Guy Leroy, médecin Français et ami internaute répond ceci: "Je ris avec le moqueur, j'entre dans son jeu, je le pousse à la moquerie. Il force alors la dose et se ridiculise, mais je trouve un autre partenaire!"

Éric Sauvageau et sa soeur Julie, de Laval, ont répondu: "Je lui dis que je n'ai pas tellement aimé sa façon de jouer contre moi mais je lui dis aussi qu'il a bien joué quand même."

Une élève, Amélie Henri, de Laval, répond ceci: "J'irais avertir mon entraîneur pour recommencer la partie et je lui expliquerais ce qui s'est passé..."

De son côté, Jessica Miele, de Laval, ferait ce qui suit: "Après la partie, j'irais le voir pour lui dire que je n'ai pas aimé qu'il se moque de moi, même s'il a été meilleur durant le match. Je lui ferais savoir, sans me fâcher, que je ne jouerai plus avec lui."

Cyril, un jeune Français de 15 ans, répond de la façon suivante: "J'irais lui expliquer ma façon de voir les choses, accompagné d'une batte de baseball!!! Non mais des fois..."

Laetitia, 8 ans, vivant en Picardie, en France, dit ceci: "Je lui crie dessus et je le signale à l'arbitre."

Guillaume, 10 ans, lui aussi de la région de la Picardie, répond: "Je me moque de lui et le signale à l'arbitre et on verra s'il fait mieux au prochain tournoi."

Guillaume, 18 ans celui-là, toujours originaire de la Picardie, me répond ceci: "Je perds mon sang-froid et je quitte le court."

Jean-François Perreault, 11 ans, de St-Léonard, au Québec, dit ce qui suit: "Je le félicite même s'il s'est moqué de moi!"

"Je ne suis pas très contente et pas parlable", nous dit Marie-Pier Tremblay, de Jonquière au Saguenay (Québec), en réaction à cette histoire.



Le coin des jeux | Le coin des opinions | Le coin écriture