Travailler dans le nord, c’est bien!

Beaucoup d’avantages s’y rattachent... mais il y a aussi le revers de la médaille...

Diane Bernier, une lectrice assidue de La bande sportive, oeuvre depuis quelques années dans ce qu'on appelle une région éloignée. Pour nous, citadins, le fait de devoir déménager dans un coin de pays si différent du nôtre représenterait sans doute une terrible épreuve! Pourtant, de son côté, rien ne laisse supposer que la vie loin du bruit puisse paraître désagréable... Sur notre invitation, elle nous fait part de son expérience...



Le 19 juin 1999, Diane Bernier écrivait:

Je demeure et enseigne dans un petit village de 300 âmes nommé Chevery, qui est situé sur la Basse-Côte Nord (Québec). Où est-ce?

Cela se trouve au nord-est de la Côte Nord, exactement à mi-chemin entre Sept-Iles et Blanc-Sablon. Pour vous situer plus facilement, ce village est tout juste en face de Corner Brook sur l’île de Terre-Neuve. C’est haut, c’est loin et c’est très différent des grosses cités urbaines!!!

J’enseigne en français à une classe multi-niveaux, de la maternelle à la 6ième année. J’enseigne aussi l’éducation physique, en anglais, à tous les niveaux du primaire.

Je suis à Chevery depuis quelques années. J’apprécie énormément l’air pur, la nature, la mer devant chez moi, la pêche (le homard et le crabe frais), le calme de la vie quotidienne; ici, nous ne sommes jamais pressés d’aller quelque part! Mais en revanche, nous devons accepter les désavantages qui s’y rattachent: l’isolement, qui à la longue pèse un peu, le manque de variété de la nourriture, le manque de fraîcheur des denrées périssables, le contact journalier et répétitif des mêmes gens, aucun magasin, aucun restaurant reconnu, etc.

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