"Et si on parlait un peu de nous..."

Conférence prononcée à Trois-Rivières en 2003

En mai 2003, j'ai eu le plaisir de participer au congrès de la FÉÉPEQ à titre de conférencier d'ouverture. J'ai donc pensé que le contenu de cette conférence pourrait intéresser des lecteurs de La bande sportive E.P.S. À vous d'en juger! ;)

Veuillez toutefois noter qu'il s'agit bien de notes personnelles et non d'un texte destiné à la lecture. Volontairement, le style d'écriture risque donc de vous paraître moins soigné puisque ladite conférence ne respectait pas nécessairement mot à mot le contenu...

Diaporama en format PDF Avant de passer à la lecture du texte en question, en voici un court résumé. Notez que vous pouvez également télécharger une copie de format PDF (3,25 mo) de la présentation visuelle de la conférence.

"L’éducateur physique intervient dans toutes les composantes du développement de l’élève ou de l’étudiant qui lui est confié. Dans son quotidien, il stimule le jeune à repousser ses limites, le guide dans ses apprentissages fondamentaux et devient un témoin privilégié de ses découvertes qu’il intègrera ensuite dans de simples gestes de la vie. À cet égard, il représente un agent de formation de premier plan, crédible, imaginatif et disponible autour de qui peuvent s’ériger de véritables citadelles.

"Il peut choisir d’assumer ce rôle en solitaire, sur sa micro-sphère, en limitant ses interventions au seul cadre d’enseignement-apprentissage qu’on lui attribue sur papier. Il peut néanmoins préférer l’audace à la complaisance, devenir non pas le seul agent formateur oeuvrant dans le paysage éducatif des jeunes mais plutôt un tronc, bien ferme, duquel surgiront de multiples branches! Pour ce faire, il saura rassembler et épauler son entourage personnel et professionnel avec tout le leadership et l’expertise qu’on lui reconnaît. Il contribuera ainsi à l’épanouissement des jeunes, de sa propre personne et de sa profession.

"La conjoncture actuelle le presse d’agir en ce sens. À lui de décider de la suite des événements."



1. Qu'est-ce que je viens faire ici?

Je suis un type éternellement "incertain"! Je n’ai pas de beaux vestons ni de cravates, encore moins de robes à me mettre! Et qui suis-je donc pour venir ici aujourd’hui vous faire la morale?

Je suis un croyant, pas nécessairement dans le sens habituel du mot, mais un croyant pas du tout modéré! J’ai une foi inébranlable en nous, la même qui, je l’espère, vous anime tous.

Alors, je suis ici pour vous parler de nous, comme dans une réunion de famille. Pour qu’on se dise à quel point nous sommes forts collectivement et à quel point notre rayonnement est remarqué et justifié.

Vous serez peut-être déçus; je ne crois pas être en mesure d’apporter de réponses concrètes aux questions qui surgiront dans les minutes qui vont suivre. Mon intention n’est pas là. Le conférencier pas sûr de lui que je suis ne se sent pas outillé au point de dresser un cadre de travail bien précis à respecter.

À tout le moins, j’espère faire surgir en vous d’autres questions, et encore d’autres. Je compte donc vous interpeller à un point tel que vous n’aurez d’autres choix que de tenter d’y répondre personnellement, puis collectivement, et d’actualiser vos réponses à votre vécu personnel et professionnel.

Depuis quelques années, j’ai tendance à répéter un peu toujours le même discours d’un endroit à un autre. Ne soyez donc pas étonnés si mes propos vous semblent un peu — beaucoup! — teintés de politique. C’est plus fort que moi; je n’y peux rien!


2. Projection d'un petit film...

D’entrée de jeu, j’invite tous ceux et celles qui craignent de s’ennuyer un peu de visionner le film qui sera projeté à l'instant sur cet écran... :)

(Début de la projection d'un très vieux documentaire en noir et blanc...)


3. Ghislain...

Pour vous parler de vous, je vais d’abord vous présenter quelqu’un...

J’étais à Farnham, au printemps dernier, pour y rencontrer le Comité de parents de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs. Je souhaitais en ressortir avec un appui officiel aux démarches du Comité d’action ÉPS en faveur, entre autres, d’une augmentation du temps accordé à l’éducation physique et à la santé dans les écoles.

Après ma présentation, pendant la pause, une dame s’est avancée vers moi pour m’adresser la parole. Elle tenait à me faire connaître quelqu’un pour qui elle vouait une admiration sans bornes, un certain Ghislain qui enseigne l’éducation physique et à la santé à l’école de Roxton Pond... De mon côté, non je ne connaissais pas ce cher Ghislain.

La petite dame insistait pourtant pour me prouver à quel point:

il est dynamique;
il est un personnage marquant auprès des jeunes;
il personnifie l’esprit d’initiative dans son milieu;
il est perçu comme un rassembleur dans son école...

Bref, plus elle me parlait de lui et plus j’apprenais à détester cet homme-là! :))


4. Reconnaissance du public

Je me permets de blaguer mais dans les faits, il y a plusieurs vérités qui se cachent dans mes propos... et ça n’a rien à voir avec Ghislain! :)

Ces dernières années, j’ai personnellement eu l’occasion de rencontrer bon nombre de parents d’élèves, du primaire et du secondaire, chaque fois avec la ferme intention de les convaincre du bien-fondé d’augmenter le temps alloué à l’éducation physique et à la santé dans les écoles du Québec.

Pour être franc, je n’avais personne à convaincre de la pertinence de mes propos; ils en étaient tous convaincus avant même que je me mette à parler!

Pourquoi? Justement, entre autres, à cause de tous les Ghislain de ce monde, qui se donnent corps et âme à leur profession, à leurs élèves, eux pour qui cette profession est devenue un prolongement d’eux-mêmes...

Vous savez, jusqu’ici, on nous reconnaissait...

une formation particulière;
une connaissance des sports;
une connaissance de l’activité physique;
des qualités d’animateurs;
des talents de psychologues;
de pères / mères;
un certain dynamisme;
un seuil d’efficacité évident dans la planification d’événements particuliers;
etc.

Maintenant, et c’est relativement nouveau, on nous reconnaît aussi:

un apport sur le plan de la santé des jeunes;
une importance certaine dans la formation des jeunes.

Quand on parle d’éducation physique et à la santé, on a souvent tendance à vouloir insister sur son importance du point de vue de la santé, comme pour justifier notre présence dans le curriculum, et pour donner du sérieux à nos cours.

On a tellement eu peur de voir l’éducation physique disparaître complètement du monde de l’éducation qu’on a voulu s’accrocher par tous les moyens à son apport à la santé et au bien-être.

Pourtant, l’éducation physique, avant même qu’on lui colle le mot santé, a toujours contribué à sa façon à la formation des jeunes. Si autrefois le public n’en était pas conscient, on remarque de plus en plus que les parents d’élèves, en particulier, sont davantage sensibilisés à cette réalité.

On n’a peut-être pas encore obtenu l’importance qu’on voudrait en terme de temps d’enseignement dans la grille-horaire mais on bénéficie tout de même, maintenant, de quelque chose de précieux: l’opinion publique.

Pour ceux et celles qui auraient pris des vacances sur une autre planète au cours des deux dernières années, je me permets ici de vous faire mention rapidement de quelques organismes qui croient en nous et qui considèrent que nous devons occuper une place plus importante dans notre système d’éducation...

(Résumé rapide des appuis du milieu de la santé à ce moment...)

(Résumé rapide des appuis du monde scolaire à ce moment...)

(Résumé rapide des appuis du public à ce moment...)

Quand Pierre Bruneau, aux nouvelles TVA, lance en ondes, en direct, qu’une heure d’ÉPS est "tout à fait ridicule", c’est tout un appui qu’on reçoit gratuitement!

Quand des ordres professionnels comme ceux des diététistes, des psychologues, des physiothérapeutes, des infirmières, des inhalothérapeutes et quand l’Hôpital Ste-Justine nous appuient, et j’en passe, c’est parce que notre désir d’être reconnus n’est plus considéré comme un simple intérêt de profs d’ÉPS mais repose plutôt sur des avis scientifiquement reconnus.

Quand des comités de parents appuient à l’unanimité des démarches visant à faire augmenter le temps accordé à l’ÉPS dans les écoles du Québec, c’est que des parents sont inquiets pour l’avenir de leurs enfants et souhaitent ce qu’il y a de mieux pour eux.

On a donc maintenant des portes qui s’ouvrent à nous, pas nécessairement celles qu’on souhaiteraient, mais quand même des portes des plus importantes pour jouir d’une crédibilité qu’on pourchasse depuis une éternité.

Et pour profiter de ces ouvertures de portes, chaque éducateur physique devra montrer sa différence... et en être fier!


5. Montrer sa différence et en être fier

Nous accueillons chaque jour des élèves uniques, différents les uns des autres, à qui nous enseignons le respect des différences. Nous mêmes sommes différents d’un éducateur physique à un autre. Nous enseignons d’ailleurs une matière unique, très différente de toutes les autres matières.

Nous enseignons en effet...

avec et par le corps;
par l’activité physique, le jeu, le plaisir d’être actif;
en socialisant (et nous sommes des champions dans ce domaine!).

Si l’on doit montrer SA différence, on doit le faire POUR QUI? POURQUOI?

D’abord pour soi-même!

Parce qu’il peut être extrêmement valorisant et stimulant de montrer aux autres ce qu’on fait de mieux et ce qu’on aime.

Un jour, j’étais en compagnie d’un groupe d’éducateurs physiques de la grande région de Montréal... Une dame me demande, tout bonnement: "Pourquoi vous faites ça? Qu’est-ce que ça vous donne?"

Pour être franc, la question m’avait pris par surprise à l’époque. Je ne m’étais jamais demandé ce que tout ça pouvait bien me rapporter! Mais maintenant je le sais...

Pour qui et pourquoi montrer sa différence? Aussi pour les jeunes et dans l’intérêt de la profession...

Levez la main ceux et celles qui se sont déjà adressés aux parents d’élèves en début d’année pour leur parler de ce qu’ils allaient faire avec leurs enfants pendant l’année...

Ceux qui ont déjà envoyé une lettre d’information aux parents ou à leurs étudiants...

Ceux qui ont organisé une activité quelconque et sollicité l’aide du milieu (parents, collègues, associations sportives, organismes publics, etc.)...

Ceux qui ont invité des collègues à échanger des idées et des expériences significatives...

Ceux qui ont écrit à leur journal local pour faire connaître un quelconque projet...

Ceux qui ont écrit dans "Propulsion" au moins une fois...

Ceux qui ont déjà offert à des collègues une formation à partir de leur simple vécu professionnel...

Ceux qui ont publié un ouvrage ou un article...

Ceux qui ont publié quelque chose dans un site Internet...

Et ceux qui ont un classeur dans leur bureau!

En supposant que nous sommes 500 personnes dans cette salle, et que ces personnes ont en moyenne 15 années d’expérience à leur actif, ça signifie qu’on totalise ici, aujourd’hui, plus de 7 500 années d’expérience en éducation physique et à la santé!

En considérant que chaque classeur compte en moyenne quatre tiroirs... Ça en fait des tiroirs, ça! Et ça en fait des dossiers qui dorment...

Il y a déjà certaines personnes qui se disent que ce ne sont que des dossiers sans intérêt qui ont pris de l’âge. Pourtant, si vous les avez conservés toutes ces années, c’est qu’ils avaient à vos yeux une certaine valeur... à tout le moins une valeur sentimentale.

Ce que ça signifie donc, en gros, c’est que vous avez un devoir à accomplir à partir de lundi, à votre retour au boulot. Commencer donc par ouvrir vos tiroirs de classeurs, dépoussiérer vos vieux documents et faire le tri de tout ce qui avait de la valeur à vos yeux, à un moment ou à un autre de votre carrière.

Ensuite, essayez de voir comment vous pourriez réinvestir toutes ces vieilles ressources oubliées au fil du temps dans votre propre école, d’abord, mais aussi dans une perspective plus régionale:

téléphoner à votre conseiller pédagogique (?);
inviter les éducateurs physiques de votre secteur à une rencontre informelle pour échanger des idées... avec cependant l’obligation pour chacun d’apporter avec lui au moins une expérience à partager...

Juste ça, c’est déjà un très gros point de départ!!! Ce serait un tout petit geste qui ferait beaucoup de bien...

Il y a très exactement une semaine, jour pour jour, les enseignantes et enseignants titulaires du primaire de ma commission scolaire étaient invités à une formation portant bien entendu sur la mise en application du nouveau Programme de formation de l’école québécoise et, indirectement, sur l’utilisation des compétences transversales.

Au cours de la rencontre, la conseillère pédagogique qui animait la journée a échappé une phrase qui en dit long sur le portrait actuel en éducation: "les profs d’éducation physique sont nettement plus avancés que les autres dans la compréhension et l’application du nouveau programme et des compétences transversales!"

Tiens-tiens! Le saviez-vous? Serions-nous subitement devenus crédibles? J’ai bien peur que oui! Et ça, ça signifie qu’on est engagé dans un processus qui ne nous permet plus de faire du "sur place".

J’insistais tout à l’heure sur l’importance de montrer sa différence... On voit mieux ici ce que ça pourrait signifier.

Si l’on aspire à devenir des joueurs majeurs dans l’élaboration d’une véritable culture de la santé au Québec, on devra nécessairement prendre notre place.

Et ça, ça veut dire jouer aux Ghislain!

Il faut chercher un moyen de rallier...

les directions d’écoles et de collèges;
les enseignants;
les services de garde en milieu scolaire;
le personnel non enseignant;
les parents d’élèves;
les élèves et étudiants eux-mêmes;
les intervenants du monde municipal;
les fédérations sportives;
les associations du sport étudiant;
les professionnels et organismes de la santé;
etc.

Il faut arriver à faire tout ça sans donner l’impression de vouloir "voler le job" de l’autre, même si on a parfois l’impression que certains aimeraient nous voler le nôtre! :)

Il y a des éducateurs physiques un peu partout qui y arrivent avec succès. Des enseignants passionnés qui s’associent aux gens du milieu pour s’investir au coeur de projets rassembleurs où tout le monde trouve son compte.


6. La loi est de notre côté!

Et pour faire tout ça, parce que c’est une grosse commande, on va utiliser la loi! Oui, la loi... Parce qu’on a la loi derrière nous... On doit l’utiliser et non la subir cette loi! Je parle ici bien sûr de la loi sur l’Instruction publique (LIP).

Mais qu’implique-t-elle cette loi?

Elle oblige les établissements scolaires à concevoir un plan de réussite qui inclut aussi la mise en oeuvre du projet éducatif.
Elle place donc les écoles devant l’obligation de tout mettre en oeuvre pour favoriser la réussite du plus grand nombre d’élèves.

À cet effet, la mission de l’École se résume en trois mots: INSTRUIRE, SOCIALISER, QUALIFIER.

À mon humble avis, tout réside dans ses trois petits mots: instruire, socialiser, qualifier.

Collectivement, et individuellement, on va devoir trouver rapidement en quoi l’éducation physique et à la santé contribue à la mission éducative de l’École d’instruire, de socialiser et de qualifier le jeune.

Politiquement parlant, si le gouvernement du Québec décidait de porter ses culottes une fois pour toute, et Dieu sait à quel point on est passé bien près d’y arriver (remarquez que rien n’est perdu! Il faut être optimistes dans la vie...):

il accepterait sur le champ de donner un petit minimum de deux heures d’ÉPS par semaine à tous les jeunes du Québec, dans nos écoles et collèges;
il exigerait de toutes les écoles et collèges que des mesures concrètes visant à maintenir ou améliorer la condition physique des jeunes soient incorporées au plan de réussite de chaque établissement d’enseignement.

C’en serait UNE façon efficace et durable d’instaurer une véritable culture de la santé au Québec... On n’en est pas encore tout à fait là, mais on garde le cap!

D’ici là, ça ne nous empêche pas de continuer à travailler positivement sur notre mission éducative et de devenir des instigateurs et non pas de simples exécutants.

Il ne faut évidemment pas exagérer. Nous ne sommes pas les seuls intervenants crédibles qui ont un impact réel dans la formation des jeunes et dans l’instauration de la valeur de la santé dont nous faisons la promotion depuis des lunes. Et il y a de plus en plus d’intervenants qui réclament une place dans le décor.

De notre côté, nous avons une rôle privilégié à assumer qui n’a rien à voir avec celui de simples figurants.

Nous sommes des instigateurs, de bien beaux grands arbres matures, comme celui-ci que j’ai prénommé "Ghislain" (!), une espèce non pas en voie d’extinction mais bien de multiplication.

Nous avons le devoir d’émerger du groupe de plus en plus nombreux d’hommes et de femmes qui ont pour mandat de promouvoir la santé chez les jeunes, de lever la main pour leur signifier notre disponibilité. La conjoncture actuelle nous invite à aborder ces multiples collaborateurs pour leur offrir notre expertise, pour mieux...

les rassembler,
les informer,
les supporter,
les inspirer,
les diriger,
les stimuler,
les alimenter,
etc.

Mais attention... Parce qu’il y a un "mais"!

Notre attitude d’accueil et notre désir certain de contribuer efficacement au bien-être et à la santé des jeunes doivent toujours être intimement liés à notre refus de voir se diluer notre unicité dans ce qu’on aime bien appeler "la grande famille du sport".

Souscrire à certaines tentatives répétées de couler l’éducation physique et à la santé dans le moule de "l’activité physique" pure, c’est endosser cette croyance ancestrale à l’effet que l’éducation physique est "une simple occasion de plus de bouger".

C’est abandonner notre apport légitime à la formation des jeunes.

C’est abandonner la reconnaissance de notre contribution à leur éducation.


Vous trouvez peut-être que j’exagère? Moi pas du tout. Même pas une miette...

J’aime bien le soccer, j’aime bien le basket, le badminton, mais jamais je n’accepterai qu’on me considère sur un pied d’égalité avec l’entraîneur d’un club sportif. Soyons clairs, je n’ai rien contre les entraîneurs, mais nous n’intervenons tout simplement pas dans des cadres similaires. Les moyens que nous privilégions sont différents, nos visées aussi. C’est tout!

Cela n’a rien à voir avec les compétences de chacun. On l’a vu tout à l’heure, c’est une question d’UNICITÉ. Nous sommes uniques, nous devons le demeurer et aussi, beaucoup, en faire la promotion.


7. Quelle est la place qu'on veut prendre?

Ceci étant dit, la question à se poser est la suivante:

"Quelle est la place que je désire occuper, comme professionnel de l’éducation physique et à la santé, dans la société québécoise?"

Dans le fond, tout au long de ma présentation, j’ai voulu vous démontrer que nous devons constamment, quotidiennement, faire un choix — le "noir et blanc" vs la "couleur" — comme vous avez dû le faire pendant que je vous parlais!

Le "NOIR ET BLANC"...

peut paraître tentant;
sécurisant;
pas très engageant;
payant financièrement;
beaucoup moins fatiguant;
peut permettre de voir de bons profs s’acquitter proprement de leur tâche;
et peut tout de même permettre de devenir un bon prof dans une école.

La "COULEUR", elle, ...

peut faire peur jusqu’à un certain point;
est remplie d’imprévus;
est engageante;
n’est pas plus payante financièrement parlant;
risque de susciter par moments un peu plus de fatigue;
mais permet aux éducateurs physiques de devenir des intervenants marquants dont les jeunes se souviendront;
et permet à l’éducateur physique d’être un PLUS pour l’école et pour l’élève.

Si vous choisissez la "couleur", je vous invite à contribuer à notre projet de société et à bâtir aujourd’hui le Québec de demain. Nous en sommes des artisans beaucoup plus crédibles qu’on pourrait le croire... Mais il faut y croire! Et c’est ce que j’ai essayé de vous transmettre aujourd’hui.

BLAGUE: Si vous choisissez le "noir et blanc", je vous invite à quitter les lieux sur le champ! :)

Je m’appelle Yves Potvin. Je suis éducateur physique, enseignant; je suis une personne tout à fait unique (sans aucune prétention), et très fier de l’être.

Mon souhait le plus cher serait de vous savoir tout aussi enthousiastes à l’idée de montrer à tous vos collègues, élèves et parents d’élèves, que vous êtes des personnes tout à fait uniques et tout aussi fières de l’être!

Je vous remercie infiniment de votre attention; bon congrès à tous!

Texte publié le 16 mai 2008



Vos commentaires

"Je viens de lire ta conférence à Trois-Rivières avec ma femme, et ça nous a fait chaud au coeur de voir que ta passion est la même que moi. C'est dans les moments difficiles que nous recevons des messages réconfortants qui nous permettent de continuer notre travail pour le bien des enfants et non pour le nôtre. Merci encore et à bientôt."

— Ghislain SIMARD (Granby), 18 mai 2008

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