Quels objectifs et quels moyens pour l'EPS?

Une critique sans détour de l'éducation physique en France par un intervenant

Le texte qui suit nous a été adressé par un éducateur physique français. Le ton employé, pour le moins direct, risque de susciter chez nos cousins tout un débat...



Le 4 avril 2000, Hervé Demailly, de France, écrivait:

Je tiens à préciser en avant-garde que le "nous" n’est qu'une formule d'écriture et n'engage que moi-même. Certains diront peut-être que ce discours est celui d’un enseignant pessimiste, borné, réducteur, perdu, solitaire, … peut-être… ou peut-être est-il tout simplement réaliste, ou idéaliste… à vous de choisir!

Le but de ce travail n'est pas de raconter l'histoire de l'Éducation Physique, ou de l’expliquer, mais plutôt de faire le lien entre les besoins actuels des individus et de la société, et ce qui s'enseigne en EP. Devons-nous évoluer vers une autre forme d'EP, ou continuer comme nous le faisons actuellement?

Posons avant tout un postulat: l'EP doit, pour rester discipline d’enseignement (cf. Sachot), poursuivre les mêmes objectifs que l’école, c’est-à-dire fournir à la société les individus dont elle a besoin pour perdurer et continuer à fonctionner de la façon la plus rentable possible.

Si nous ne nous attardons pas à le démontrer, c’est parce que nous considérons d’une part que cela prendrait trop de temps, et que d’autre part beaucoup d’auteurs se sont déjà attachés à le faire.

Nous allons donc tenter de montrer que l’EP doit changer ses moyens, afin de rester utile à la société et/ou à l'individu. Pour cela, nous allons dans un premier temps dresser un tableau actuel de la situation, tant du point de vue des conditions de pratique que de celui des activités proposées, ou enfin que de celui des objectifs. Puis dans une seconde partie, nous montrerons qu’il faut avant tout viser l’acquisition d’une culture corporelle, que nous définirons ultérieurement, et nous proposerons alors les objectifs et les activités nécessaires pour participer à cette construction.

Certains collègues se sentiront peut-être visés, interloqués, …, mais c’est le but! J’en ai assez de voir des professeurs tirer au flan, et noircir l’image du corps enseignant. Malheureusement, ce sont ceux-là qui auraient besoin de lire les remarques qui suivent, et qui ne les lisent pas…


I. État actuel de la situation

1.1 Généralités

Beaucoup d’enseignants considèrent ne pas avoir assez de temps, ou que les élèves ont un temps de pratique trop court. Nous sommes d’accord sur ce point. Mais comment réagiraient les élèves (et les parents) si leur ‘‘prof de sport’’ leur donnait du travail à faire?! Pas un travail intellectuel, nous parlons d’un travail physique, comme deux footings de 20 minutes, ou 10 x 50m en natation par exemple. Accepteraient-ils ce travail, ou de payer la piscine par exemple? Et pourquoi pas! Pour les mathématiques, la physique, les SVT, la philosophie, …, ils achètent bien les annales, une calculatrice à plus de 1000 FF, alors pourquoi ne pas payer l’entrée de la piscine sur une dizaine de semaines (soit environ 150 FF)?

Le problème, qui n’en est pas un, serait alors de contrôler ce travail. Toutefois, on peut se dire que quelqu’un qui fait ses exercices progresse de manière plus flagrante que celui qui ne les fait pas.

Par contre, le vrai problème, c’est celui des installations. S’il est aisé de courir ou de nager, ce n’est pas nécessairement le cas pour tirer à l’arc ou jouer au volley par exemple. On peut demander un travail, mais pas de s’inscrire en club pour chaque APSA!

Mais si le travail était effectué dans les activités pour lesquelles les conditions le permettent, un grand pas serait déjà fait…

Mais revenons au temps de travail des élèves. Celui-ci peut être considérablement augmenté, ou réduit, en fonction de la proximité des installations (piscine, stade, gymnase, …).

Sans vouloir tirer à boulets rouges sur nos collègues, et quel que soit leur âge, une réflexion s’impose: pour gagner du temps, surtout en début de cycle, l’enseignant ne peut-il pas installer lui-même le matériel, avant l’arrivée de ses élèves (ou tout au moins commencer quand cela est possible, ce qu’ils font rarement…)? Toujours dans le même but, les éternelles discussions entre collègues ne peuvent-elles pas avoir lieu à un autre moment qu’en début de cours (ce qui laisse par ailleurs les élèves seuls dans le gymnase… sécurité…, pendant que les profs se racontent des histoires drôles…)?


1.2 Conditions de pratique

En 6e:
4h, généralement 2h + 2h, ce qui permet un temps de travail relativement satisfaisant
de la 5e à la 3e:
3h, généralement 2h + 1h. Comptons 55 minutes de cours, et non une heure complète, 5 minutes de déplacement jusqu’au gymnase x 2, 7 minutes dans les vestiaires x 2, 3 minutes pour faire l’appel, et sur une heure officielle de cours, il ne nous reste plus que 30 minutes effectives environ… et le cours n’a pas encore commencé… Et nous n’avons pas compté le temps d’échauffement…

Question: la séance d’une heure permet-elle un apprentissage efficace? Peut-on comparer des apprentissages d’un cycle d’une heure avec ceux d’un cycle de 2 heures, même si les cycles sont 2 fois plus longs?

Les textes nous demandent 10 heures de pratique effective, soit un cycle de… 20 séances minimum si celui-ci se déroule sur un créneau d’une heure, soit le temps d’une bonne demi-année scolaire… Quel collège fonctionne ainsi? Aucun, à ma connaissance…

De plus, peut-on programmer n’importe quel groupe activité sur 1 heure?

Athlétisme:
oui pour la course de durée, à condition d’avoir de l’espace à côté du gymnase (pas de temps de déplacement)
gymnastique:
problème de durée d’installation du matériel sur ce créneau
natation:
impossible
sport collectif:
prenons l’exemple du hand ball avec une classe de 30 élèves et un terrain: admettons que le jeu se fasse en 5 x 5, soit 6 équipes : temps de jeu sur 30 minutes: 10 minutes par équipe… et combien de temps l’élève aura-t-il eu le ballon dans les mains?…
sport de combat:
idem gymnastique
sport de raquette:
oui, selon l’APSA : durée d’installation des terrains
APPN:
exemple du VTT: temps de donner à chacun son VTT, et de le nettoyer à la fin, …
activités artistiques?
...

Au lycée, le temps alloué à l’EPS est de 2 heures, et nous ne pouvons que reprendre ce que nous avons dit sur les 6e.

Par contre, le problème du baccalauréat se pose en terminale: uniformiser les pratiques pour une cohérence nationale (ou même restreinte au bassin de formation), ou diversifier parce que chaque élève a un parcours différent, donc un comportement moteur différent?

Dès lors se pose le problème de l’évaluation: évaluer tout le monde de la même façon ou évaluer les progrès? Éternelle question à laquelle personne ne répond (ni les textes, ni les formateurs STAPS)… Un début de réponse plausible serait: "évaluer se qu’on enseigne", ce qui signifie différencier son évaluation puisque l’enseignement est différencié… , ce qui suppose l’existence de différentes grilles d’évaluation en maîtrise, notamment dans le cas d’objets d’enseignement différents (ce qui est parfois le cas compte tenu du niveau de certains). Mais il faut cependant garder à l’esprit que tel élève qui a travaillé tel objet d’enseignement parce que son niveau était tel, ne peut avoir, à mon sens une note de maîtrise inférieure à quelqu’un qui a travaillé un objet d’enseignement plus abordable (sauf si ce dernier a progressé et a pu travailler sur un objet d’enseignement commun).

Et puis l’évaluation, oui, mais par rapport à qui? À l'élève? À la classe? Aux classes (= au projet pédagogique)? Si l’évaluation formatrice se fait par rapport à l’élève, l’évaluation sommative semblerait devoir se faire par rapport au projet pédagogique, surtout si nous voulons conserver une unité d’enseignement!

Qui peut répondre à ces interrogations? Les collègues? Les jeunes ne savent pas, et les anciens ne s’embêtent pas avec tout cela (pas tous, je sais…). Les inspecteurs ? Ils ne viennent quasiment jamais nous voir… et un jeune enseignant oserait-il lui poser des questions si essentielles pour l’enseignement sans crainte de voir sa note diminuée…

Se pose alors le problème de la formation; les enseignants permettent aux étudiants d’acquérir un tas de connaissances théoriques, mais ils n’apportent jamais (ou rarement) les réponses à ces questions… Le but des écrits du CAPEPS est d’amener les candidats à une réflexion sur l’EP, mais se poser des questions, c’est bien, savoir y répondre, c’est mieux…


1.3. Motivation des élèves et activités proposées

Quels sont les critères qui font qu’un élève choisit, au lycée, un type de menu? une spécialisation dans au moins une des activités proposées, mais et les autres? Le but de l’EP est-il de spécialiser des individus dans une activité physique? Compte tenu de leur niveau de pratique, et de celui de la classe, apprennent-ils vraiment quelque chose sur le plan moteur (même si un enseignant est tenu de différencier sa pratique, il est plus facile de faire progresser un élève faible qu’un élève fort: passer de 1'50 à 1'30 au 100m nage libre, oui, mais de 1'07 à 1'05…)?

Par dépit: aucune activité ne permet à l'élève d’avoir une bonne note, alors il choisit de rejoindre ses copains, et cet élève est donc peu motivé par et pour l’APSA

Par confort: choix d’activités pas trop fatigantes, réalisées en intérieur (surtout l’hiver)

Pour apprendre: au détriment de la note… ceux qui sont dans une logique d’apprentissage (natation par exemple, pour apprendre à nager) se voient "déconseillés" par les enseignants parce qu'ils n’auront pas une bonne note et seront pénalisés au bac… Perversité du système?


Motivation et APSA

"L’activité ne les intéresse pas…", mais l’enseignant sait-il les intéresser? Quand l’entraînement au 1500m est le même de la 2e à la Terminale, est-ce vraiment motivant?

Les programmes permettent-ils aux élèves d’être intéressés quand de la 6e à la terminale ils font toujours la même chose? Exemple: compétence spécifique A en 6e, compétence spécifique B en 5e / 4e, puis B approfondie en 3e, puis B encore approfondie en seconde (je ne fais que reprendre les textes !)... Et surtout, les programmes mettent-ils vraiment "l’enfant au centre du système"? Si tel était le cas, aurions-nous un perfectionnement de la maîtrise corporelle en 3e, c’est-à-dire au moment de la puberté, de la reconstruction d’un nouveau corps (ce qui se traduit par de la maladresse)???


1.4 Les objectifs

Il semblerait que la tendance actuelle soit de noyer l’EP dans divers objectifs dont nos ministres découvrent l’existence… Ne fait-on pas de la citoyenneté en EP depuis des décennies sans jamais le dire? Mais maintenant qu’un ministre a dit que l’EP contribue à la citoyenneté, nous ne voyons plus que ce terme fleurir partout: Revue EPS, STAPS, mémoires, recherches, sujets CAPEPS, etc. Quel sera le prochain? Et concrètement, combien d’enseignants ont modifié leur pratique suite à ce nouvel objectif?

Si l'on peut relever une continuité dans les textes de ces 20 dernières années, c’est la juxtaposition d’objectifs généraux, de finalités, et des objectifs de l’EP… Quelqu’un pourrait-il m’expliquer pourquoi on n’utilise pas un terme commun et qui reprendrait tous ceux-ci?

D’autre part, qui évalue ces objectifs de solidarité, citoyenneté, etc.? Avant, ceci était pris en compte par les enseignants à travers la note de participation, mais celle-ci a disparu des textes… Si l’enseignant sait où se situe l’enfant par rapport à ces valeurs, l’enfant le sait-il? Certes, on peut évaluer sans noter, mais combien d’enseignant le font?

Les textes, les formateurs, nous disent qu’il faut donner du sens au savoir… Oui, mais à quel savoir? Celui de savoir lancer le poids ou de savoir comment lancer le poids? Personnellement, bien que n’ayant rien contre le lancer de poids, je ne vois pas quel sens lui donner… en quoi cela m’enrichit-il? Musculairement? Ce n’est pas avec 2 heures d’EPS par semaine que l’élève va se muscler… Mis à part sur le plan culturel, je ne vois pas…

Le "S" de EPS peut prendre un sens différent selon les enseignants, les établissements: entre un élève qui au cours d’une année scolaire fait gymnastique, athlétisme, natation, et un autre qui fait tir à l’arc, cirque, et relaxation, je pense qu’il y a tout un monde! L’EPS tend-elle essentiellement vers un travail sur la dextérité ou sur les qualités physiques? Ou sur les deux? Attention, mon propos n’est pas de dire que la gymnastique ne nécessite pas de dextérité. Je veux simplement souligner la dérive actuelle qui est d’introduire en EPS des activités où la motricité n’est que faiblement remise en question (ce qui est par principe contraire à l’EP), comme en tir à l’arc par exemple.


II. Acquisition d'une culture corporelle

2.1 Définition de la culture corporelle

2.1.1 Définition de la culture

Nous reprendrons la définition de Clément J.P. (Sport et pouvoir au XXème siècle, 1994): la culture est un univers symbolique qui intègre tout objet, acte, événement, qualité ou relation qui sert de support à une représentation.

En ce sens, nous entendons par culture les tendances majoritaires de la société au niveau des comportements et des façons de penser. La culture peut être commune à toute la société, comme elle peut n’être réservée qu’aux initiés (la définition de la culture du corps est différente selon que l'on se place du côté des sportifs de haut niveau ou du côté des individus sédentaires).


2.1.2 Définition de la culture corporelle

Il nous semble qu’il est important de distinguer la culture du corps, la culture pour le corps, et la culture par le corps:

la culture du corps:
il s'agit de l'image du corps véhiculée par la société (mince et musclé), et plus particulièrement par les médias (journaux écrits, télévisés, livres, films, ...).
la culture pour le corps:
il s'agit là des efforts déployés par les individus pour ressembler au corps social dont nous parlions précédemment.
la culture par le corps:
il s'agit ici d'apprendre à mieux se connaître, de savoir ce que veut dire VMA, comment s'en servir, savoir où se situe sa propre ''zone rouge'', savoir quel muscle est fatigué et comment le reposer... Bref, il s'agit des connaissances physiologiques, physiques, et anatomiques qui permettent au corps de mieux fonctionner. Mais elle n'est pas que cela. L'exercice physique peut amener d'autres connaissances aux pratiquants: le cycliste par exemple développera des connaissances relatives aux différentes parties techniques de sa machine, en discutera avec d'autres cyclistes, et intégrera ainsi la culture cycliste.


2.2 Pourquoi cet objectif?

Référons nous pour cela au nombre de français pratiquant un sport, seul ou en club. Pour cela nous utiliserons l’enquête BVA de mai 1997, ainsi que la lettre du sport du 30 juin 1999.

Puisque pour nous, et d’après les textes officiels, les professeurs d’EP ont pour mission de transmettre une culture sportive (culture corporelle pour nous), il nous semble important de savoir quels sont les sports pratiqués par les français.

61% des français pratiquent un sport hors structure, 26% ne font rien, 26% sont des pratiquants occasionnels, 23% sont licenciés, et 25% sont des pratiquants réguliers (une fois par semaine au moins).

Ces chiffres mettent en avant l’importance de l’acquisition d’une culture corporelle telle que nous l’avons définie précédemment: seulement 23% de la population fait du sport avec des gens formés pour cela (mais pas toujours honnêtes pour autant, compte tenu de l’argent qui est parfois en jeu, notamment pour la cotisation dans les clubs de remise en forme). Tous les autres utilisent ce qu’on leur a appris à l’école, ou ce qu’ils ont lu sans forcément toujours comprendre. D’où l’utilité de savoir être à l’écoute de son corps, de savoir comment se mettre en activité (échauffement, récupération, étirements, ...)

30 millions de Français, soit 60% de la population, pratiquent une activité physique hors licence. Il nous faut alors maintenant différencier le statut "hors licence" et "hors cadre". Pour l’un, il n’y a pas besoin de licence, une cotisation suffit, pour payer les moniteurs qui vous encadrent (clubs de remise en forme par exemple).

75% de la population pratique le sport hors structure, sans licence ni club. Il s’agit de deux types d’activités:

à domicile:
soit par ordre d'importance: gymnastique (8%), abdominaux (3,7%), assouplissements (3,3%), musculation (2,8%), relaxation (1,8%)
pendant les vacances:
marche (19%), natation (18%), vélo (9%), ski alpin (9%), tennis (8%)

D’où à nouveau l’importance d’être capable de se débrouiller seul pour pratiquer une activité physique quelle qu’elle soit. Autrement dit, il s’agit d’acquérir des principes généraux, des compétences générales, une culture corporelle.

La pratique hors licence mais pas hors structure se divise ainsi:

* 8,3% de la population, soit 5 millions de Français, sont inscrits dans les clubs de fitness, remise en forme, etc. Pour être allé voir comment ça s’y passe, je puis vous dire que tous les moniteurs de ces clubs ne sont pas compétents: falsification des données, tout est fait pour vous dire que vous n’êtes pas en forme, et que vous avez besoin de sport…

Un exemple concret? Le moniteur m’a dit que ma VO2 max était de 45l/min/kg. De là, il me donne ma VMA. Pour mesurer ces données, il m’a fait pédaler sur un vélo pendant 10 minutes, avec une intensité croissante de l’effort à fournir. Le problème? Je n’étais pas à ma VMA, je pouvais avoir une discussion, et mon pouls était de 175. Ma VMA, d’après lui, serait de 11 km/h… et mon allure de footing serait de 6 km/h… Petite précision: je suis un ancien coureur de 400m… Alors, tous compétents (et ce n’est qu’un exemple…)?!

D'où l'importance de maîtriser un minimum de connaissances relatives à la culture pour le corps, pour une sculpture du corps.

Bien, bien me direz-vous, mais quel rapport avec l’EP? Outre le fait qu’il faille transmettre une culture pour le corps, il nous semble important d’enseigner ce que les élèves vont pratiquer ultérieurement, dans la limite du possible (parapente par exemple = difficile…). Nous nuancerons ce propos en rappelant et en reconnaissant qu’il est important d’ouvrir l’esprit des élèves sur d’autres activités. Cependant, il nous semble important que les sports les plus pratiqués soient ceux qui soient majoritairement enseignés (mais pas uniquement). Mais plus que cela, il faut enseigner les activités que les gens pratiquent en dehors de toute structure: tous les enseignants apprennent–ils aux élèves:

comment faire des abdominaux sans se faire mal au dos?
comment se muscler le dos?
comment ne pas se faire mal au dos (comment porter des charges lourdes par exemple)?
comment s’étirer?
comment se servir des plateaux et pignons (quand on voit le nombre de filles qui ne savent pas…)?
etc.

Et puis, pour guider notre choix d’activités, pourquoi ne pas choisir celles qui sont les plus en rapport avec les loisirs individuels hors structure. Enfin, n’y a-t-il pas des connaissances que l’on peut juger d’utilité publique comme le sauvetage en natation, savoir se défendre, etc.

Question: si nous avons une mission de service public en tant que fonctionnaire, tous les élèves ne devraient-ils pas maîtriser ces compétences? Est-ce le cas lors de la fin de leur cursus scolaire?

Les fédérations regroupant le plus grand nombre de licenciés par ordre décroissant sont le tennis (plus d’un million de licenciés), le football, le judo (moins de 800 000 ), la pétanque, le basket (- de 450 000 licenciés), l’équitation, le rugby (- de 350 000 licenciés), le ski, le golf, la voile (- de 250 000 licenciés), le hand ball, le karaté, la gymnastique (- de 200 000 licenciés), la natation, le tennis de table, l’athlétisme, les sports sous-marins.

Nous reconnaissons cependant que ces chiffres sont plus ou moins faussés, compte tenu du nombre important de gens qui nagent ou courent (à différencier de l’athlétisme en EPS, qui comprend en plus sauts et lancers…) régulièrement, jouent au volley sur la plage l’été, au tennis de table pendant les vacances, etc.


III. Conclusion

Nous avons voulu montrer qu’il existe des disfonctionnements au sein de la discipline Éducation Physique. Ceux-ci sont parfois dûs aux enseignants, parfois au système. Toutefois, essayons de faire en sorte que ces disfonctionnements ne soient dûs qu’au système.

Dans une seconde partie nous avons voulu montrer ce qui devrait s’enseigner en EP aujourd’hui, à savoir une culture corporelle, compte tenu de l’utilisation que peut en faire un élève lorsqu’il voudra faire du sport.

J’espère que vous aurez lu ce petit travail avec attention.

J’attends vos remarques (positives et négatives) à l’une de deux adresses suivantes: bio8@caramail.com et rair_v@clubinternet.fr.

Merci et à bientôt.

Hervé Demailly
France




Nos chroniques | Reportages | Débats et opinions | Portraits