![]()
À son dernier congrès, la Fédération des éducateurs et éducatrices physiques enseignants du Québec adhérait au virage préventif déjà ciblé dans la politique du gouvernement en matière de santé. À son congrès de 1999, elle veut maintenant se donner les moyens d'action qui lui permettront de relever ce défi. Les dernières recherches qui concernent les stratégies d'intervention les plus efficaces pour motiver l'individu à pratiquer l'activité physique sur une base régulière nous amènent à reconsidérer certaines façons de faire. À l'approche du troisième millénaire, les éducateurs et éducatrices physiques désirent mettre à jour leurs approches pédagogiques afin d'évoluer au rythme de la société. Les défis de l'an 2000 Selon l'Organisation mondiale de la santé, le plus gros défi auquel la société est confrontée à l'apogée du XXe siècle consiste à enseigner aux gens comment mieux gérer leur santé personnelle en adoptant de bonnes habitudes de vie. Dans cette perspective, le gouvernement du Québec par sa politique de prévention adoptée en 1991, reconnaissait la nécessité de faire participer le système scolaire. L'une de ses priorités d'action visait à accroître la proportion de la population qui pratique régulièrement une activité physique en mettant l'accent sur la promotion de l'activité physique et la sensibilisation à de saines habitudes de vie. Dès 1992, dans sa réforme de l'enseignement collégial, la ministre de l'Éducation confiait cette mission aux éducateurs et éducatrices physiques. Un autre défi que devront relever les éducateurs et éducatrices physiques consistera à offrir un nouveau programme d'éducation physique et à la santé qui devrait être rendu public en 1999 pour le premier cycle du primaire. Dans une société qui devra de plus en plus adopter des mesures préventives en matière de santé, l'éducation physique peut apporter une contribution significative à la qualité de vie des Québécois. Chaque éducateur et éducatrice physique doit s'investir dans l'innovation pédagogique, dans un perfectionnement adapté aux besoins de l'an 2000 et dans des moyens de communication plus efficaces. Les jeunes Québécois ont droit à une formation de qualité et chaque professionnel de l'éducation physique doit pouvoir en rendre compte, surtout en période de compressions budgétaires. En plus de développer les habiletés motrices et l'amélioration de la condition physique, chaque éducateur et éducatrice physique devra agir sur les attitudes, les croyances et les valeurs. Les méthodes d'enseignement doivent tenir compte des études les plus récentes portant sur le processus de prise de décision: c'est l'individu qui détient le pouvoir de décider s'il adoptera ou non un mode de vie favorable à sa santé. Les recherches qui portent sur la motivation intrinsèque et les changements de comportement leur proposent aujourd'hui des approches pédagogiques particulièrement efficaces. En ce sens, le prochain congrès de Montréal s'est donné comme mandat de soutenir prioritairement l'éducation, l'innovation et la communication. Le comité organisateur entend offrir des ateliers de qualité qui touchent ces trois axes pour ainsi former une prochaine génération qui soit active et en santé. Benoît Laforest Conseiller pédagogique à la CSDM Montréal, Québec ![]() |